L’exercice d’une autorité parentale conjointe par les deux parents légaux de l’enfant, vivant ensemble ou séparés, est mis en place par une loi belge d’avril 1995. Des exceptions sont envisageables, ainsi que des recours en Justice si les choses ne se passent pas bien.
Ce principe est excellent en soi. Il vise à ce que soit reconnue une égale importance éducative au père et à la mère de l’enfant, et à ce que celui-ci puisse construire son identité en se référant à un double lignage.
La loi n’a cependant pas, de par sa seule existence, réglé tous les problèmes de terrain : par devers elle, il reste des parents profondément hostiles l’un à l’autre, en bagarre perpétuelle même après leur séparation, allant parfois jusqu’à tenter de gommer l’existence de « l’autre » dans le psychisme de l’enfant. Faire appliquer l’idée de cette autorité conjointe dans ces conditions demande alors beaucoup d’énergie socio-juridique ; l’enfant est la principale victime de ces tempêtes rémanentes bien sûr, mais il bénéficie souvent du fait que l’on se montre énergique pour maintenir « vivants » ses deux parents.
Il existe malheureusement aussi des utilisations perverses de la loi : un des deux parents - souvent le père - s’abrite derrière elle pour « pourrir la vie » de l’autre, qui a la charge effective de l’enfant : les Instances sociales et judiciaires devraient y être très sensibles !
La garde alternée est une des applications possibles de l’exercice de cette autorité conjointe. Attention toutefois à ne pas la considérer comme la seule, ni même la meilleure possible : ce n’est pas tant la matérialité des décisions prises qui compte, que ce qui se vit dans les idées et les sentiments de chaque parent. C’est là, au plus intime d’eux-mêmes, qu’ils doivent arriver à garder une place positive pour l’autre parent, du moins les nombreuses fois où celui-ci n’a pas gravement démérité !
La garde alternée ne gagne donc vraiment à être mise en place que lorsque sont remplies quelques conditions que nous allons énumérer immédiatement. Si elles sont rencontrées, on se donne toutes les chances pour que son résultat soit positif : l’enfant peut continuer à profiter abondamment des apports éducatifs et affectifs de chacun de ses deux parents ; il peut se reconnaître sereinement un double lignage... et les parents veillent à coopérer, au moins raisonnablement.
Par contre, si on décide de l’appliquer alors que les conditions ne sont pas du tout rencontrées, ce peut être un enfer pour tout le monde, parents et enfants, qui vivent perpétuellement dans la guerre et les contradictions de règles et de valeurs. Ou alors, l’enfant n’en veut pas, mais n’ose pas le dire...
S’efforcer de connaître l’état d’esprit profond et stable de l’enfant à propos du projet : il faut que des tiers sereins aient vérifié si la formule enchantait ou intéressait vraiment l’enfant, écouté dans la mesure du possible en dehors de toute pression significative faite sur lui. Ce n’est que s’il est positivement intéressé qu’on devrait aller de l’avant. S’il est indécis ou indifférent, on pourrait encore décider d’une garde alternée, mais comme d’un pari révisable.
En dessous de trois ans révolus, les tout petits ont besoin d’une stabilité plus grande ; la garde alternée ne leur est guère bénéfique ; nous sommes partisans de l’idée du fractionnement évolutif décrit par M. Berger.
Quant aux adolescents, la formule ne les enchante plus guère souvent et il faut pouvoir écouter leur point de vue, sous réserve qu’ un séjour principal chez un parent ne soit pas surtout un prétexte pour fuir toute contrainte...
Spontanément ou après réflexion, les deux parents doivent, eux aussi, être intéressés positivement par le projet et décidés à y coopérer. Ceci connote donc qu’il se soit réinstallé entre les parents une paix raisonnable, qui leur permette de coopérer effectivement dans l’exercice d’une co-parentalité dont les implications concrètes sont nombreuses. Elle évite que l’enfant soit pris comme témoin ou allié des conflits parentaux à haute fréquence, surtout lors des arrivées et départs...
Or, ce n’est pas ainsi que certains le conçoivent ! Pour eux, la garde alternée, ça pourrait être comme le jugement que Salomon n’a pas voulu faire entre « supposées mères » : « Si tu as exactement la moitié de l’enfant, tu vas voir, j’exigerai exactement la moitié aussi... » Où est l’intérêt de l’enfant dans ces gardes alternées en ambiance de rivalité et de lutte de pouvoir tendue ? LA GARDE ALTERNEE NE PEUT PAS ETRE MISE EN PLACE COMME UN MEDICAMENT CHARGE DE REGLER LES GRANDES TENSIONS REMANENTES ENTRE PARENTS.
Il y a aussi des conditions matérielles : le fait que les parents habitent dans un environnement géographique proche, à quelques kilomètres l’un de l’autre, pour maintenir stable le tissu social et scolaire de l’enfant, la possibilité de dédoubler une bonne partie des objets du quotidien et de la garde-robe, pour éviter des valise énormes et fastidieuses à chaque déplacement... tout en permettant à l’enfant d’emporter en permanence l’un ou l’autre objet (voire petit animal) qui a beaucoup d’importance affective pour lui.
Tant mieux aussi si la mesure est appliquée avec souplesse et pas comme un carcan rigide et clivé, et si on en revoit le bien-fondé de loin en loin.
Pr Jean-Yves Hayez
Responsable de l’Unité de pédopsychiatrie aux Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles
Sur le même enjeu de l’exercice conjoint des responsabilités parentales en cas de séparation : "L’aliénation parentale, un concept à haut risque".
PS principalement adressé aux professionnels de la santé mentale : vous trouverez un autre texte attaché, très documenté, qui est le rapport de R et G Freeman sur toutes ces questions, rapport rédigé en 2004 à l’intention du gouvernement du Québec.
Cela fait 2 ans que nous sommes séparés, Léa avait alors 3 ans et demi. Il voulait la garde totale avec visite de ma part 1 fois par semaine sous surveillance ET l’autorité parentale totale... prétextant que j’étais "folle" et incapable de m’occuper de notre fille (j’étais pourtant femme au foyer depuis la naissance de Léa). J’ai pensé que la garde alternée était la meilleure solution vu la relation fusionnelle qui les liait.
A ce jour, il essaye constamment de m’intimmider. Je ne peux inscrire Léa à aucune activité extra scolaire vu qu’il ne l’y conduira pas. Il veut diriger nos vies à toutes les deux. Nos discussions sont la plupart du temps conflictuelles.
J’ai refais ma vie... avec ma fille à mi-temps. Mais je n’ose penser aux problèmes futurs dûs aux 2 éducations différentes (voir opposées). Si j’étais convaincue que c’est un bon père, cela ferait longtemps que j’aurais demandé qu’il ait la garde totale.
J’attends de sentir que Léa soit prête pour demander la garde totale car je ne vois d’autre solution.
bonjour,
Cela fait maintenant 4ans que je suis séparée et j’ai la garde de ma fille qui a bientot 5ans ! Son papa ne s’en est pour ainsi dire "jamais vraiment occupée" il ne la prend pas un we sur deux comme dit le jugement ne me paie pas mes pensions alimentaires la petite est plus souvent chez ses parents à lui que chez lui quand il la prend ! Mais mnt ca fait qqsemaines qu’il me dit qu’il va faire les démarches pour la garde alternée peut il le faire après 4ans de séparation alors que la petite est habituée avec nous ? il vit ds un appart avec une chambre il n’a pas vraiment une situation "amoureuse" stable (une et puis une).... ce qui n’est pas chouette à montrer à une enfant de 5ans
J’attends vos réponses et réconforts... merci
De Nadia :Garde alternée (ou hébergement alterné, résidence alternée) et autorité > parentale conjointe > > Je me separe de mon compagnon et pour notre fille de 22 mois nous avons > choisi la garde classique, un week end sur 2 chez le papa. Etant au > chomage j’ai decidé de louer un appartement une chambre, c’est moins cher > que 2 chambres, et de dormir dans un divan lit dans le salon. Le papa peut > il me faire des ennuis et recuperer la garde absolue de notre fille parce > que je ne possede pas ma propre chambre, alors qu’elle possede la sienne. > > Merci pour vos réponses
Réponse de JY Hayez : bonjour, j ’espère de tout coeur que non...mais il pourrait essayer votre avocat pourrait alors invoquer que à ma connaissance les revenus modestes ne sont pas une raison de mal éléever les enfants
allez voir sur mon site d ’autres articles sur la garde alternée qui reprennent davantage la question des enfants jeunes
http://www.jeanyveshayez.net/t06-hebe.htm
amitiés jyh >
Bonjour,
Je me permets d’intervenir dans votre forum par désespoir. Je suis une jeune maman. Ma fille a aujourd’hui 5 mois. Lorsque je suis tombée enceinte la réaction du papa de ma fille n’a pas été positive. Il m’a en effet conseillé de remettre ce projet d’enfant à plus tard. Chose que j’ai refusée. Son comportement m’a profondément déçu. J’ai trouvé du réconfort chez un homme qui acceptait mon enfant. En fin de grossesse et à la naissance de la petite, le papa m’a imposé sa présence. Mon compagnon a fait le nécessaire pour l’éloigner, chose qu’il a fait pendant deux mois. Depuis il a réapparu dans ma vie me disant qu’il veut construire un avenir à trois. Dans le cas où je refuse sa proposition, il veut que la petite porte son nom et faire valoir ses droits... Il faut savoir que lors de la concption de l’enfant il vivait en concubinage. Notre relation étant cachée depuis des années. Pouvez vous me dire quels sont ses droits quant au nom de ma fille, les gardes et surtout à partir de quel âge... Quels sont mes recours ? Merci d’avance. N.D.
de Jean-Yves Hayez : Je ne suis pas capable de vous répondre à propos de vos droits et il faudrait plutôt que vous le demandiez à un avocat spécialiste du droit de la famille.
Sur le plan humain, votre histoire est bien triste.
Si, comme vous semblez le penser, le papa bilogique fait cela pour vous ennuyer, ou parce qu’il est jaloux et incpable de renoncer à vous, alors, en effet, où est l’enfant là dedans ? En quoi est-il soucieux de son bonheur, de sa sérénité ? S’il en est ainsi, un juge devrait le comprendre et vous attribuer l ’autorité parentale exclusive...
Mais.....êtes-vous tout à fait complètement sûre qu’il en est ainsi ? Si le papa a eu du remords pour vous avoir abandonnée avec le bébé en vous, et s ’il veut reconstriure du positif pour l ’enfant, alors il y a place pour lui aussi, même si c ’est inconfortable, et sans nier tout ce que vous et votre compagnon apportent à votre petite fille...
Mais voilà, comment être sur de ce que vit vraiment le papa biologique ?
Bonjour,
La lecture de votre article m’a d’abord réconfortée quant à notre décision d’organiser la garde de ma fille de manière alternée entre son père et moi. Cependant, je lis plus loin (dans une de vos réponses) que ce mode de garde est formellement déconseillé avant 40 mois. Je ne peux m’empêcher d’être profondément perturbée et perplexe par rapport à celà. En effet, le père de ma fille et moi nous sommes séparés quand elle avait 8 mois. Elle en a maintenant 15 et nous la gardons à part égale selon un planning pré-établi (pas une semaine sur deux mais, en général, elle change de ’mains’ tous les 2-3 jours). Les rapports que j’entretiens avec son père sont corrects et il me semble que tout se passe pour le mieux pour l’instant. Pensez-vous qu’il y ait des risques de troubles du comportement (au point de vue psychologique, des émotions ou des repères...) qui pourraient survenir plus tard chez ma fille ? Devons-nous envisager de changer le mode de garde ? Merci de votre réponse.
SB
Bonjour,
Je découvre votre message aujourd’hui seulement (02 avril 2006) je vis en France...
En réponse à vos interrogations je pense tout d’abord que vous êtes une personne qui êtes sensible aux vécu des enfants et à leur devenir en tant qu’adulte ; celà m’amène à penser que vous avez due être vous même victime dans votre enfance (ou voir l’un de ceux que vous aimez être victime) de désaffection parentale voire d’instrumentalisation de l’enfant ; donc cela touche au plus profond de vous même à quelque chose qui est resté à vif (je sais de quoi je parle)...alors vous vous sentez concerné(e) et vous restez attentive et vigilante pour ceux qui sont encore bien trop jeunes pour analyser comprendre tout ce qui leur arrive, mais pas trop jeune pour "encaisser et subir" et bien sûr mémoriser (là encore je sais de quoi je parle)
Pour la question de la garde alternée,c’est une monstruosité pour l’enfant si deux conditions essentielles ne sont pas réunies : a) proximité des domiciles des deux parents de l’école de l’enfant avec b) un esprit réel de conciliation entre des parents qui auront su placer au premier rang leur rôle de parent et oublier leur différents conjugaux. Mais vous ne pouvez rien contre les juges et les systèmes : ils ont bien trop de pouvoir et d’arrogance, quel que soit le domaine judiciaire dans lequel ils exercent. C’est tout un système complètement obsolète et rétrograde qui est à revoir et réformer car ils sont toujours en décalage, à des années lumières du quotidien ; avec un mépris et une suffisance pour le "petit peuple" sur lequel ils ont plein pouvoir, sauf à être armé d’un solide réseau de connaissances sociales sur lesquelles vous connaitriez des "petits vices ou secrets bien cachés" qu’ils seraient bien gênés de voir venir au grand jour, auquel cas vous pourriez avoir moralement un moyen de pression ; c’est ainsi qu’ils jouent dans la cour des Grands dont ni vous ni moi ne faisons partie, et, en ce qui me concerne je m’en félicite
Pour répondre sur le point de votre question "grands-mères ou pas grands-mères" je pense que la véritable interrogation serait plutôt "grands-mères avec une bonne ou une mauvaise interaction sur leur petit(e) enfant ?"
La famille ce n’est pas seulement un père et une mère (qu’ils soient mariés ou pas) mais aussi les grands-parents, les oncles, les tantes les cousins/cousines...
Si les grands-mères que vous évoquez ont de la sagesse (à défaut de cheveux blancs) et s’occupent bien de leur(s) petit(s) enfants au point de vue matériel (soins physiques, hygiène, habillement, nourriture) et émotionnel (bisous, câlins, enseignement de bons principes, pour suppléer au père ou à la mère de l’enfant qui doit bien aller "gagner la croûte" dans la journée, et si elles le font sans dénigrer l’autre parent dans l’esprit de l’enfant, alors je ne vois rien de terrible (au contraire) dans la situation car les grands-parents font parties du schéma perental.
Les enfants ont besoin d’eux également pour se construire, construire leur propre histoire à travers les petits souvenirs heureux ou malheureux qui se transmettent de vive voix lorsque un incident fait remmonter à la mémoire de "l’ancien" une image de son propre vécu qui aidera l’enfant à comprendre comment s’est construite sa famille, comprendre donc sa propre histoire.
Si les choses se passent comme supposées ci dessus je pense que c’est tout aussi bien que de confier l’enfant à un tiers ; car les grands-mères épaulent ainsi et leur enfant et leur petit enfant, ils y a des tas de parents non divorcés qui confient leurs enfants à une grand-mère lorsqu’elle est proche géographiquement ; si l’environnement "grand-parental" est sain il est plus sécurisant pur l’enfant que celui d’un tiers étranger (bien que je ne jette aucun discrédit sur les nourrices, la plupart sont très dévouées)..
Voyez, je reste positive et honnête en plaidant la cause des grands-mères et de leurs liens avec les petits enfants mais qui ne doit pas se substituer au rôle primordial des parents ; je dis que je reste honnête et positive en plaidant leur cause car, en ce qui me concerne j’ai eu une grand-mère indifférente (mais elle était agée, éloignée dans un trou de campagne et d’une génération où l’on ne se posait pas trop de question sur le psychisme des enfants, quant à l’autre elle éait purement et simplement un monstre d’égoïsme (maintenant elles sont décédées toutes les deux)
Quant aux grands-mères de mes enfants (30 ans, - d’un premier mariage- et 15 ans1/2 et 12 ans 1/2 d’un deuxième mariage) l’éloignement géographique a heureusement limité les dégats.
la mère de mon premier mari (dans une période difficile d’alcoolisme de celui-ci) devait me garder ma fille alors agée de 1 ans 1/2 pour deux mois, elle me la subtilisera huit mois, j’en avais perdu 10 kilos. Je suis allée la reprendre presque de force en Bretagne mais je dois dire qu’elle l’avait très bien soignée et qu’elle lui parlait de moi en lui montrant ma photo si bien que lorsque j’ai revu ma fille après près de huit mois de séparation, elle avait à peine deux ans et elle s’est levée dans son petit lit en me tendant les bras et en disant "maman ?" elle avait été une bonne grand-mère malgré tout, agissant du mieux qu’elle pensait, mais sans se rendre compte à quel point j’avais souffert de la séparation.
Pour la mère de mon deuxième ex-mari j’aurais littéralement explosée d’angoisse si elle avait dû ou pu avoir mes deux dernières filles quand je constate ce qu’elle a fait de son fils, le père de mes deux dernières ; et quant à ma propre mère heureusement qu’elle vit à l’étranger. Dans la nécessité j’aurais préféré les confier à des tiers plutôt qu’à elle : ses quatre enfants (dont je fais bien sûr partie) ont tout les quatres des échecs très douloureux dans leur vie dont pour l’un cela a même été jusqu’à la prison, tout cela à cause de la reproduction du monstrueux schéma d’égoïsme de sa propre mère , ma grand-mère donc, dont elle n’a pas su se démarquer tout en en ayant extrêmement souffert elle même.
En conclusion : je vous ai livré quelques exemples personnels de grands-mères sur trois générations alors qu’est-ce qu’une bonne ou mauvaise grand mère ? Quels sont son rôle et sa place auprès de son enfant adulte et lui même parent en difficulté, à vous d’analyser et de réfléchir...Moi je le fais continuellement et je sais quelle grand-mère je m’efforcerai d’être si mes filles deviennent mères à leur tour (bien que je le leur déconseille, car si on aime vraiment les enfants on ne devrait pas en faire et se consacrer plutôt à aimer et éduquer ceux qui se font massacrer / jusqu’à la mort quelquefois/ par leurs parents monstrueusement égoïstes, irresponsables, détraqués ou que sais-je....)
Enfin, pour ce petit garçon qui vous préoccupe : connaissez-vous suffisamment l’une des grands-mères pour, amicalement, attirer son attention sur le retard comportemental de l’enfant ? Peut-être qu’elle n’en est pas totalement consciente même si elle sent que quelque chose ne va pas, ou qu’elle ne sait pas quoi faire, ou n’ose pas ? peut-être, en dernier recours vous pourriez faire un signalement aux services sociaux (même anonyme) mais si vous le faites, comment être sure que cela ne va pas enclencher des dégâts pire que le problème ? vous voyez, ce n’est pas si simple que cela...
Bon courage
bonjour, je m’apelle isabelle et ma petite puce s’est justine . Elle est agée de 2 ans et demi. Je me suis séparée de son père au mois de juin les procédures de divorce ont débutés en aout . On avait décidé d’un divorce à l’ amiable au début , meme de la garde de justine il était prévu que je la garde avec moi pour qu’elle est une certaine stabilité et c’était pour lui normal qu’elle reste avec sa mère. C’était trop beau pour continuer , j’ai rencontré une autre personne rapidement mais rien n’était prévu , le père de justine en a conclu le contraire. Evidement il a trés mal encaissé la chose ,la séparation, la demande en divorce, ma rencontre, et mon départ prévu dans le nord prés de mes proches. Nous sommes passés en non-conciliation au mois de novembre , il a eu gain de cause et a obtenu la garde alternée, une semaine chacun. Ma fille a besoin des 2 parents s’est évident et mon compagnon ne s’oppose pas a cette idée il comprend , mais depuis que la garde alternée a débutée ma fille a changée de comportement et est perturbée par tout ca. Surtout que l’entente entre moi et son père est loin d’etre cordiale bien au contraire, on a essayé de parler ensemble mais soit ca dégénère ou soit il fuit. J’ai abandonné. Je sais que pour ma fille son père est important mais l’éducation de ma fille je la fait toute seule je lui apprend la politesse , l’hygiène, ... lui il l’achète avec des mots ou des choses elle est d’ailleurs devenu trés capricieuse meme avec moi alors qu’elle s’est que je déteste. Ce n’est pas une solution pour elle , il espère gagner sa voix quand elle pourra dire chez qui elle veut aller. Pour lui c’est un combat qu’il faut gagner mais moi je ne vois pas ca comme ca pour moi le bien etre de mon enfant est primordial et je ne pense pas qu’elle est besoin de tout ca pour grandir. Nous allions moi et son père en médiation pour essayer de parler un jour il a dit : " je veux qu’elle me signe un papier qu’elle reste ici et qu’elle s’en ira pas dans le nord jusqu’au 13 ans de justine" , a vrai dire quand il a dit ca j’ai été outré de sa réaction et j’ai évidement refusé. Mon avocate l’a avancé devant le juge , celle-ci lui a dit qu’en aucun cas il pouvait m’interdire d’aller habiter là ou je voulais. Ca rime a quoi alors la décision du juge pour la garde alternée je dois rester ici loin de tout et de toute ma famille pour ces beaux yeux, en fait il veut simplement se venger du mal que je lui est fait mais ne vaut-il mieux pas se séparer quand on ne s’entend plus du tout , que de se quereller devant notre fille ! Je voulais écrire une lettre au juge des enfants en expliquant toute mon histoire mais est-ce une bonne idée ? Je suis aujourd’hui enceinte de mon deuxième enfant et suis trés heureuse justine est trés contente d’avoir un peit frère ou une petite soeur , rien que l’idée de la laisser loin de cet enfant et de moi pendant une semaine me hante . Ne va t’elle pas se poser trop de question a ce moment là ? Je vis ma semaine sans ma fille comme un abandon, que fait elle ? , est-ce qu’elle mange bien ?, ... toutes ces questions sans réponse , je parle avec elle mais elle fuit et préfère faire autre chose. J’ai arreté de travailler début janvier pour pouvoir passer la semaine que j’ai avec ma fille de ne rien louper. Ce qui est dommage c’est que son père travaille toute la semaine , j’ai donc eu une fille pour qu’elle passe son temps chez la nourrice, je trouve ca tellement dommage. Et avec l’école on va faire comment ? Ou ira t’elle ? on habite son père et moi a 20 km l’un de l’autre, qui va faire la route ? Par moment la justice est mal faite , le juge n’a meme pas pris la peine d’étudier les dossiers , les pièces qui sont dans ces dossiers sont importante , elle s’est jugée sur quoi pour prendre cette décision de garde alternée ? Quels recours ai-je ? Aqui faut-il que je m’adresse pour changer tout ca ?
Merci d’avance de lire cette lettre et si possible de m’aider dans mes démarches. Quelle que soit l’observation elle sera la bienvenue.
REPONSE DE L ODE : Bonjour Isabelle, nous ne pouvons pas vous dire quels sont vos recours ; c’est à examiner avec vos avocats, dans le cadre de votre pays.
Sur le fond, votre lettre nous consterne : tous les pédopsychiatres ( Marcel Rufo ; Maurice Berger ; moi-même, etc.) disent que la garde alternée est formellement déconseillée avant l’âge de 4,5 ans....à deux ans, votre petite fille devrait bénéficier d’un maternage principal, d’un nid unique bien sécurisant, et vous, vous devriez pouvoir accepter des visites de son père, brèves mais répétées chez vous. Ce n’est que vers 40 mois qu’on peut envisager une (UNE) nuitée dehors chez le papa, une fois par semaine. En outre, pour aucun enfant, la garde alternée n’est recommandable quand les parents se disputent trop. Peut-être vos avocats peuvent-ils s’appuyer sur les écrits de ces auteurs...mais prudence car les juges sont parfois bine orgueilleux et n’aiment pas toujours les psy ! Bien à vous JY Hayez
Bonjour,
Ma fille et moi venant de vivre un enfer et ce n’est pas fini ! Je resume : J’ai quité le père de ma fille il y a 5 ans avec un grand coupabilité de lui faire souffrire mais je n’avais pas le choix. Un mode de garde classique été mise en place d’un weekend sur deux et moité des vacances, il ne voulait pas la voir plus. Comme nous habitons 15 kilomètres l’un de l’autre, je lui aie toujours proposé de la voir quand il voulait mais il ne l’a jamais voulu. J’ai tout fait pour garder une bonne entente avec lui pour le bien de notre fille mais lui n’a jamais fait le meme effort. Jusqu’à ici tout ce passé relativement bien ; il payé la pension tous les mois, sauf le mois des grande vacances qu’elle été avec lui (je lui reclamé mais il ne me l’a jamais donné) et aussi sans jamais la revalorisé (je lui reclamé mais il ne me l’a jamais donné) je n’ai pas fait un scandale pour pas creer de problemes que ma fille pourrais resentir (il ne m’a toujours pas donné l’argent de la moité de la maison et pareil je n’ai rien dit pour ne pas creer de tension, mais ça c’est une autre histoire !). Il a refait sa vie et l’année dernière a demandé d’avoir ma fille une semaine sur deux et ne plus payer de pension alimentaire. Je ne croyais pas mes yeux ! Ma fille est toujours totalement opposé et ne veux pas entendre parler - elle a 8 ans. Ma fille a meme écris une lettre au Juge en demandant de le voir et lui dire qu’elle n’été pas d’accord. Tout le monde m’a dit, y compris mon avocat, qu’on enleve pas comme ça un enfant à sa mère surtout que l’enfant est opposé. J’habite à 50 metres de son école, je travail à la maison pour pouvoir etre le maximum avec elle. Son père travail de l’autre coté de Paris (environs 100k de nos domiciles, mais je pense qu’il faut parler en heures de trajets pour traverser Paris tous les jours et non pas en kilomèretres) et jure d’etre rentré tous les soirs pour 17h30. C’est donc sa femme, qui attend un enfant pour le mois prochain et qui a deja 2 enfants a elle, qui va s’occuper de ma fille - ma fille ne l’apprecie pas beaucoup. Le jugement est tombé la semaine dernière, il a tout gagné ! Il a la garde donc de ma fille une semaine sur deux et aussi ne me paye plus de pension. Je ne comprend pas evidement une telle decision et j’ai besoin de conseils pour la suite car bien sur je fais appel à la decision. Je n’ai plus confiance en la justice ni les avocats et je ne sais plus quoi faire. Aidez moi SVP ! Merci !
d"une maman, Hélène :
Je fais des recherches sur les différents modes de garde. En effet, j’ai la garde provisoire de ma fille de 3 ans, jusqu’au prochain jugement. En bref, voici les conditions qui nous ont amené ma fille, son père et moi dans ces recherches.
Nous vivions à Nice, quant Axelle est arrivée.Nous avons entrepris de revenir sur Paris pour nous rapprocher de nos familles respectives. Mais entre temps, le papa est partit avec qq’un d’autre. Il a quitté le foyer conjugal avant même notre venue à Paris, axelle avait 15 mois. Les grands parents paternels, qui sont très attachés à leur petites filles ( c’est la première de la famille), me payaient un grande partie de mon loyer de Paris, cela leurs permettaient de la voir plus souvent et son père aussi. Cela à durée presque 2 ans. Axelle voyait donc son papa, un week end sur deux et plus, selon ses disponibilités de travail. Cependant, j’ai décidé pour le bien être de ma fille et le mien, de déménager dans le loir et cher, près de ma famille, à la campagne et donc à 2h30 de chez son père. De là il a declenché une guerre pour avoir la garde de sa fille. Pour le bien de sa fille, il propose une garde alternée de un an chez moi et un an chez lui, jusqu’ à ses 6 ans, où l’ecole devient obligatoire. Je souhaite biensur le mieux pour ma fille, et en aucun cas je souhaite effacer de sa mémoire son père. Je recherche alors la meilleur solution, pour nous tous. Pour ma part, ce que je souhaite faire c’est un week end sur deux plus la moitié des vacances scolaire.
Merci de prendre du temps pour lire cette lettre et d’y répondre dans la mesure du possible
Réponse de l "ODE :
Madame,
Après vous avoir lue attentivement, je crains qu’aucune des deux solutions ne soit idéale pour personne. Je ne vois pas de critères « scientifiques » qui me feraient penser le contraire. Quel que soit le choix, il y aura un vécu de « manque » qui va s’aggraver chez chacun, par rapport à ce qui existait jusqu’à présent.
C’est souvent le cas quand un déménagement lointain s’impose à un des deux parents (ne vous culpabilisez pas à ce sujet, on n’a pas toujours le choix !). Alors que, par ailleurs, la relation avec chaque parent (et sa famille élargie) était de qualité jusqu’alors !
Je suppose que dans la proposition de garde d’un an en alternance que fait le papa, il y aura aussi, pour l’autre parent, un week-end tous les quinze jours et la moitié des vacances scolaires. Ceci est évidemment le point essentiel : un petit enfant gagne à ne pas être séparé matériellement trop longtemps de chaque parent qu’il aime.
Si vous refaites davantage la paix avec votre ex-mari, on peut même y ajouter des moyens modernes et ponctuels de petite communication, pour peu qu’il ne soient pas utilisés comme des intrusions soupçonneuses et harcelantes : je pense au téléphone, à la webcam
Si ces moments de contacts avec l’autre existent, en soi, votre idée n’est ni plus ni moins valable que celle de votre ex. Il faudrait peut-être aussi que, en milieu neutre, on prenne l’avis de l’enfant.
Bien à vous,
Je souhaiterais avoir un avis sur le mode de garde alternée "non figé". Je suis séparé du père de "notre" enfant (6ans1/2) depuis bientôt un an. Nous avons mis en place à la demande du père un mode de garde alterné suivant ce modèle : lundi, mardi : maman, jeudi et dimanche soir : papa, un mercredi sur 2 : maman (RTT) et l’autre mercredi : une nounou, vendredi, samedi, dimanche journée une fois sur 2. Je souhaite depuis notre séparation un mode de garde d’une semaine sur 2. Notre fils a verbalisé spontanément une demande dans ce sens à laquelle j’ai répondu que pour l’instant ce n’était pas possible étant donné l’emploi du temps de son père. En effet, son père a souvent des déplacements (1à 3 fois / semaine) éloignés ou des réunions tardives.Il va bientôt changer de lieu de travail et aura 2h de trajet par jour. De plus, en fonction des impératifs professionnels du père et pour éviter que notre enfant soit trop gardé, nous permuttons parfois les jours de garde. Notre enfant a présenté des troubles dans l’apprentissage de la lecture qui sont rentrés dans l’ordre aprés 6 mois de séance chez un orthophoniste. Actuellement, il semble avoir parfois du mal à se concentrer et à retenir les noms de son entourage non prôche. J’ai proposé à plusieurs reprises de faire une garde alternée une semaine sur 2. Malheureusement, au vu de son emploi du temps professionnel, son père a refusé catégoriquement. Je lui ai donc proposé d’avoir la garde et de mainenir un WE/2 + des soirs où il serait disponible pour avoir son fils chez lui afin que notre enfant est des repères + stables. Il a également refusé catégoriquement en me menaçant de partir à l’étranger avec notre enfant si je demandais une décision juridique. Qu’en pensez vous ? En vous remerçiant d’avance pour votre éclairage.
Réponse de l’ ODE : nous pensons que vos propositions font preuve de sagesse ; ce qui se passe maintenant ne garantit pas à votre petit garçons assez de calme et de stabilité que pour pouvoir bien penser et organiser sa vie....pas étonnant qu’il souffre d’un manque de concentration qui ne peut aller qu’ en s’aggravant !
Ne vous laissez surtout pas impressionner par les menaces du père : à l’heure actuelle, les kidnappings d’enfants, très rares, sont sévèrement poursuivis : en tant que belge, il serait extradé d’ailleurs, puni, et ne pourrait plus voir son enfant....mais surtout, surtout, c’et une menace en l’air destinée à vous terroriser .allez de l’avant !
Mes jumelles avaient 2 ans et demi lors de la séparation.Etant donné que > c’était moi qui partait je trouvait cela égoiste de prendre mes enfants > sous le bras et laisser cet homme dans le desarois le plus total.Je dois > ajouter que nous possedions un bar tabac et que je me trouvais du coup > sans emploi puisque licenciée,sans domicile et sans voiture. La > proposition du père était de m’aider financièrement à m’établir mais pour > cela il ne fallait pas que je demande la garde des enfants ;je n’y ai vu > aucune diablerie de sa part. Nous sommes passés devant le juge quelques > mois après et je revois son air héberlué devant ma demande de garde > altrenée mais j’étais tellement sure de mon choix que rien ni personne > n’aurait pu me faire changer d’avis.C’était en 2002. J’ai refais ma vie > depuis avec un homme qui me correspond en tous points et qui s’entend et > s’occupe de mes filles admirablement.le papa a trouvé l’ame soeur > également,une femme en qui j’ai mis toute ma confiance puisque je la > connais depuis longtemps. La première année s’est écoulée avec quelques > petits conflits mais rien de grave jusqu’au moments où une de mes filles > commençait à refuser de voir son père.J’ai cru que c’était un passage,sa > soeur quant à elle se montrait toujours gaie et enjouée.Mais les refus se > sont petit à petit transformés en vrais crises de larmes et de colères.Au > bout d’un an,après avoir cherché toutes les formes de communication avec > ma fille afin qu’elle accepte et comprenne la situation (histoires du soir > sur ce thème,explications à n’en plus finir,invitation du papa à la maison > de maman pour le café,psychologue etc...)ma fille me ressassait toujours > la meme chose "je veux rester chez toi,ma maison c’est ici !"Pendant ce > temps leur père devenait de plus en plus dur avec elle et ne tenait plus > compte de mes remarques et conseils,se mettait à les inscrire aux > activités sportives,musicales et autres sans me concerter et m’ordonnait > de les y amener pendant mes tours de gardes ce qui était très compliqué > puisque je suis dans le commerce.J’ai tout de meme fait l’effort mais si > elle ratait une seule activité c’était des menaces et des reproches à la > limite de l’insulte. Confrontée tous les 15 jours au mal etre de ma > fille,j’ai alors proposé au papa une garde classique très élargie le temps > que les filles grandissent un peu,ce qu’il a refusé dans une colère noire. > Puis il y a eu cette compétition de judo ou notre fille faisait ses > premiers combats.Elle a perdue,son pére est devenu fou,il lui à dit > qu’elle était nulle,qu’il n’était pas fier d’elle et qu’elle avait interet > à s’entrainer.Elle ne comprenait pas,à 5 ans c’était un jeu !Ce soir > là,elle n’a pas voulu repartir avec lui et sa soeur non plus,il les a tout > bonnement poussées violement vers moi en leurs disant qu’il ne voulait plus > les voir.1 mois après,le 25 decembre,je les ramène pour noel,ma fille s’est > mise à hurler à en vomir,je remonte dans la voiture et m’aperçois que mes 2 > filles sont devant son protail,seules en pleurs,leur père ressort et > m’insulte en me poussant en disant que c’est de ma faute,que je dois leur > raconter n’importe quoi.Pas de discussion possible,je repars chez moi avec > les filles. 1 demi heure après il était devant ma porte à tambouriner pour > que je les lui rende.Imaginer la scène !Il a fini par repartir avec,mon > ami n’étant pas là je ne faisait pas le poids. Ce soir là,j’ai décidé de > demander la garde de mes filles.J’ai été déboutée puisqu’aucunes > preuves.Lui,avait constitué un dossier de 70 pages avec attestations de > ses clients du bar,un livre sur dieu qui attestait de ma soit disante > appartenance à une secte,de faux témoignages(mes filles sont sales quand > elles sont avec moi,je ne leur téléphone jamais,etc...)je n’ais pas voulu > le remettre en cause,je pensais que mon honnetteté se remarquerait et bien > je me trompais ! J’ai fais appel de la decision depuis 6 mois,mon dossier > est clos depuis 1 mois,c’est à dire que je n’ai plus le droit d’y rajouter > de documents et à l’heure où j’écrit je devrait avoir mes filles mais je ne > les ais pas vu depuis 5 semaines,son père les a déposées en vacances chez > ses parents à 800 km et ne veux plus me les rendre...J’ai évidemment > déposé plainte,mais il faut savoir qu’en cas de garde alternée aucunes > dates n’est définies, l’organisation s’effectue donc à notre bon > vouloir.Que vaut donc ma plainte ?Je ne tire que quelques timides > conclusions de tout ça,une garde peut se changer,se modeler,se > réduire,s’allonger,mais ne demandons pas cela à nos enfants...ceci n’est > pas une lettre contre les pères,j’en connais d’extraordinnaires.Elles est > contre l’égoisme,le manque de discernement ,d’écoute et de remise en > question.Un petit enfant ne dois pas voir cela dans les yeux de ses > parents !
Réponse de l ’ODE : voici un témoignage très juste, nuancé et émouvant, que nous livrons presque sans commentaires.
Au début, la maman est pleine de bonne volonté puisque c’est elle qui propose une garde alternée, presque par surprise, pour reconnaître la place du père. Dans ces conditions d ’ouverture réciproque, ça peut marcher, même si les enfants sont très jeunes....puis ça se gâte : une des petites filles au moins n’en veut plus, et elle n ’est jamais entendue comme sujet, alors que le père semble de plus en plus en faire une affaire de pouvoir....
et le Justice se laisse duper, ou ne veut ou ne peut pas croire l ’enfant.
Triste, triste, et bien trop quotidien ! > >
Bonjour,
J’ai lu quelques cas de gardes alternées, repris sur votre site. Je me suis dit que toutes les tentatives, faites pour instituer le divorce comme un état de vie normal, voire de moindre mal, sont respectables, mais bien vaines.
J’ai moi-même vécu deux divorces. Le premier a été provoqué par une liaison adultère de mon épouse. Je n’ai pas réussi à accepter cette trahison. Comme mon épouse était partie à l’étranger, j’ai obtenu le divorce et la garde de nos deux enfants. Lorsque je me suis remarié, pour recréer une famille, ma deuxième épouse a souhaité des enfants. Nous en avons eu deux. Malheureusement, la coexistence entre une fille du premier mariage, fort jalouse, et les enfants du deuxième mariage, a fait capoter celui-ci. Jusqu’au divorce, qui a été le résultat presque d’un coup de tête. Les enfants du deuxième mariage ont été confiés à leur maman.
J’ai toujours essayé de garder des relations correctes avec mes deux ex-épouses, et bien sûr avec mes quatre enfants. Malgré cela, je dois avouer que mes enfants, et leurs parents, ont tous souffert, à des degrés différents, de ces séparations et tensions. Et quand je regarde ce gâchis, je me demande si nous n’aurions pas eu besoin d’un divorce moins facile, et d’une conscientisation des devoirs des couples, surtout avec enfants.
Je comprends seulement maintenant, pourquoi les sociétés, avec l’aide des religions, ont instauré des règles sévères, dans le domaine du couple et de la famille. Le mariage, la fidélité conjugale, l’adultère, les enfants et leur éducation, l’amour et respect entre conjoints, ou entre parents et enfants, l’interdit de l’inceste, la reconnaissance de paternité, les maladies sexuellement transmissibles, sont des réalités qui existent quand même depuis que l’homme existe. Sommes-nous donc plus intelligents ou plus conscients de ce qui est bien ou mal, que nos ancêtres ? Qui a décidé, à notre époque, que la façon dont ils avaient répondu à ces questions fondamentales, et organisé la société, pouvait être mise à la poubelle ? En rendant banale, voire sympathique, la trahison adultère, et en facilitant à qui mieux mieux le divorce des couples.
Je pense que nos ancêtres avaient mieux compris que nous, que chaque être humain ne peut, le court temps d’une vie, se recréer l’expérience, la science et les acquis, de toutes les générations précédentes. Et que réinventer des règles sociales, non testées, non basées sur l’expérience du passé, est une démarche non intelligente, non scientifique, d’apprenti sorcier. Aucune science, et surtout celle qui étudie l’homme, ne peut progresser en faisant table rase des connaissances du passé.
Je pense aussi que nos ancêtres avaient mieux compris que nous, et expérimenté, les faiblesses des êtres humains, et donc la nécessité de les aider, par des règles sociales. Même si tout un chacun ne comprend pas la raison d’être, ou la nécessité de ces règles. Mais ils faisaient aussi plus confiance aux capacités de l’être humain à respecter des règles, même sévères.
Pourquoi est-on passé du message : " Vivre en couple, et élever des enfants, est difficile, mais vous pouvez y arriver. Si c’est dur, nous vous affirmons que la séparation sera pire. ", au message " Si vous ne vous entendez plus, n’insistez pas, divorcez. Ce sera meilleur pour vous et les enfants. " ? Je ne sais pour d’autres couples, mais pour moi j’aurais préféré le premier message, même s’il m’avait obligé à faire des efforts.
Bien à vous.
Pierre
A propos du masculinisme
Le mardi 22.03.05, la chaîne de télévision ARTE a consacré sa soirée thématique aux dysfonctionnements des pères, causes de situations dramatiques en matière de garde d’enfants après séparation conjugale. Elle s’est centrée sur les pères violents physiquement et/ou en recherche de pouvoir (masculin) absolu, qui continuent à persécuter les mères après la séparation, qui les menacent lourdement, et qui finissent par imposer une garde alternée - au moins cela - qui n’est pas au service de l’enfant.
Je suis intervenu à deux reprises dans la seconde partie de cette soirée, dans un film intitulé In nomine patris : d’un long interview passé avec moi et consacré aux besoins des enfants après séparation parentale et à l’hébergement alterné, la chaîne n’a retenu que deux courts moments où je m’exprimais sur le masculinisme. J’assume ce que j’y ai dit, mais je regrette que, probablement involontairement, cette émission a présenté la partie pour le tout, c’est-à-dire qu’elle a pu faire croire, à tort, que tous les problèmes postérieurs à la séparation étaient dus à ce type de masculiniste. En particulier, on a mis en scène, par petites séquences, la fable du Petit Chaperon Rouge d’une façon particulièrement lourde, qui pouvait induire l’idée que l’Homme n’est qu’un dévoreur d’enfants.
Je souhaite donc remettre les choses au point en ce qui concerne mes opinions :
A. Quand il existe des difficultés majeures de circulation de l’enfant entre ses parents après la séparation, les responsabilités se répartissent entre ceux-ci selon une courbe de Gauss : à une extrémité, le parent gardien (souvent la mère) est principalement responsable du refus que fait l’enfant d’aller visiter l’autre parent (le parent refusé - souvent le père). A l’autre extrémité, c’est le parent refusé qui est le principal responsable de ce qui lui arrive : c’est plus souvent le père que la mère et ici, en effet, ça se passe souvent après qu’aient eu lieu de lourdes violences conjugales dont l’enfant a gardé la mémoire effrayants en lui : le père n’a qu’à s’en prendre à lui-même si l’enfant a de la mémoire par la suite, et on ne devrait pas imposer à ce dernier l’expérience très angoissante de revoir son père « parce qu’il est le père - un point c’est tout ». Il n’est pas impossible que ce père reconquière lentement sa place, mais d’abord et avant tout en changeant d’attitude vis-à-vis de son ex-épouse.
Au milieu de la courbe de Gauss - et donc pour les cas majoritaires - la responsabilité est partagée entre père et mère, qui continuent d’énormes bras de fer après la séparation même s’ils ne l’avouent pas officiellement. Pour lire mon opinion plus en détails, je joins au présent document un extrait de l’article « L’aliénation parentale, un concept à haut risque », écrit avec le Docteur Kinoo .
B. Les revendications masculinistes existent, et je ne renie rien de ce que j’ai dit à leur propos dans l’émission. Les masculinistes se retrouvent souvent en majorité dans toutes les associations de pères qui fleurissent un peu partout en Europe essentiellement pour faire face aux problèmes liés à la séparation. La souffrance de ces masculinistes, ce n’est pas d’abord d’être privés de leur enfant, mais c’est que leur ex-femme ait du pouvoir. C’est cela qu’ils veulent abattre, et d’ailleurs, ils ne font que parler de leurs droits, et pas du bien-être de l’enfant. Ce qui est compliqué c’est que, dans ces associations de pères, se retrouvent aussi - souvent en minorité - un autre groupe de pères beaucoup plus injustement blessés, parce la mère de leur enfant, elle, se trouve dans la première extrémité de la courbe de Gauss évoquée tantôt : c’est elle qui est principalement en tort et qui fait du tort à l’enfant et c’est évidemment la situation, injuste, vécue par cette minorité que les masculinistes brandissent à l’avant-plan !
Malheureusement, les masculinistes sont souvent des hommes socialement influents ou passant énergiquement à des actions spectaculaires, comme en Angleterre. Ils se constituent en lobbies qui font croire à la société qu’ils représentent la sensibilité de la majorité de pères, ce qui n ’est tout simplement pas vrai . Et ils essaient de faire passer en vérités scientifiques ou en lois de revendications « égalitaires » tout à fait dangereuses pour l’enfant. S’il est vrai que l’homme et la femme sont également importants, s’il est vrai qu’il est également important pour l’enfant de se référer à un père et une mère, encore faut-il que ceux-ci méritent le titre de « bon père », et de « bonne mère » par la qualité de leur amour : Être père ou mère, ce n’est pas l’application d’un principe, c’est quelque chose qui se mérite. Enfin, égalité en importance ne signifie nullement qu’il faille alors passer un temps égal chez l’un et chez l’autre : l’hébergement alterné est une manière de vivre qui convient à certains enfants, mais pour peu qu’un certain nombre de conditions positives soient remplies. Parmi celles-ci, il est indispensable que l’homme et la femme aient refait entre eux une paix raisonnable. L’enfant ne peut pas constituer un médicament pacificateur de leur ex-couple via le mode de la garde alternée : ça ne marche pas et c’est éthiquement non défendable .
C. Qu’il soit clair également qu’il existe des femmes qui sont les principales responsables de l’exclusion des hommes et des pères, et que c’est tout aussi inadmissible que le fonctionnement inverse. Certes, la violence physique conjugale est largement le privilège des hommes. Mais il existe d’autres formes de violence, verbale ou comportementale, que certaines femmes exercent : elles aboutissent à faire de l’homme un légume, assis sur un strapontin dans un coin de la pièce familiale avec un verre de bière pour le consoler ; elles aboutissent aussi par la suite à vouloir réduire à néant la place du père. Et le pourcentage de femmes qui se trouvent à cette extrémité de la courbe de Gauss déjà évoquée n’est pas inférieur à celui des hommes, plus souvent violents physiquement eux, et qui sont à l’autre extrémité.
Monsieur,
J’entends très peu parler des situations de divorce ou de séparation dans lesquelles le père commence à accorder de l’importance à ses enfants au moment du divorce alors qu’il ne se souciait guère du choix de l’école ou des jours de fermeture de crèche auparavant. J’ai toujours souhaité associer le père de mes enfants à ce genre de décision avant notre séparation, je le souhaitais plus impliqué dans la vie de famille et lui ai tendu beaucoup de perches mais rien ne portait ses fruits. Après notre séparation, j’ai moi même proposé la garde alternée afin de protéger mes enfants et aussi afin que leur père ne puisse pas se poser en victime d’une mère abusive. J’ai lu beaucoup d’articles sur le concept très à la mode d’aliénation parentale (toujours ou très souvent présenté comme venant de la mère ce que je trouve dangereux) dont usent et abusent les associations de pères que je respecte par ailleurs beaucoup pour leur travail. Je souhaiterais quelques fois que l’on mette en exergue l’amour différent d’un père et celui d’une mère qui , sans dire qu’il vaut mieux que l’autre, est fait d’abnégation - ne signifie pas l’absence d’une vie propre mais la capacité a se mettre en retrait lorsque le bonheur des enfants en dépend-. Ce concept d’aliénation parentale est utilisé avec abus par un certain nombre de pères manipulateurs qui se servent de leur enfants au moment du divorce pour faire pression sur leur ancienne compagne alors qu’ils se souciaent des enfants avant pour le bisous du soir quand les enfants sont lavés, habillés, pas malades et prêt à mettre au lit. Cette vision est peut-être tout aussi réductrice et je recommande donc beaucoup de vigilence avant de parler d’aliénation parentale simplement parce qu’une mère aimerait garder ses enfants auprès d’elle. Quand à l’égalité dans la répartition des tours de garde, je l’applique avec le sourire pour mes enfants mais n’ai pas encore d’opinion quand à son utilité. Certes, impliquer les deux parents dans la notion d’autorité parentale conjointe me semble être une très bonne chose mais la vraie égalité entre homme et femme n’existe nulle part et dans aucun domaine. C’est la différence qu’il faut cultiver et qui est enrichissante. Peut-être est-ce la même chose pour la garde, je ne suis toujours pas certaine que le 50/50 soit ce qui convient le mieux aux uns et aux autres. Au moment du divorce ou de la séparation oui mais parce qu’il s’agit d’une revendication et qu’il faut montrer que l’on n’est pas en reste et que l’on est aussi méritant l’un que l’autre parent. Je pense que beaucoup de mères ne trouvent pas leur compte dans ce 50/50 et que beaucoup de pères jouiraient bien de quelques instants de liberté en plus. Mais encore faut-il pouvoir admettre tout cela au moment d’une séparation et rien n’est gagné. Quant aux enfants et pour conclure et il est très difficile de connaître leur opinion réelle et sans influence car en règle générale ils ne veulent blesser aucun des deux parents. A méditer surtout ce concept d’aliénation qui est à utiliser avec beaucoup de prudence !
A propos du masculinisme
Le mardi 22.03.05, la chaîne de télévision ARTE a consacré sa soirée thématique aux dysfonctionnements des pères, causes de situations dramatiques en matière de garde d’enfants après séparation conjugale. Elle s’est centrée sur les pères violents physiquement et/ou en recherche de pouvoir (masculin) absolu, qui continuent à persécuter les mères après la séparation, qui les menacent lourdement, et qui finissent par imposer une garde alternée - au moins cela - qui n’est pas au service de l’enfant.
Je suis intervenu à deux reprises dans la seconde partie de cette soirée, dans un film intitulé In nomine patris : d’un long interview passé avec moi et consacré aux besoins des enfants après séparation parentale et à l’hébergement alterné, la chaîne n’a retenu que deux courts moments où je m’exprimais sur le masculinisme. J’assume ce que j’y ai dit, mais je regrette que, probablement involontairement, cette émission a présenté la partie pour le tout, c’est-à-dire qu’elle a pu faire croire, à tort, que tous les problèmes postérieurs à la séparation étaient dus à ce type de masculiniste. En particulier, on a mis en scène, par petites séquences, la fable du Petit Chaperon Rouge d’une façon particulièrement lourde, qui pouvait induire l’idée que l’Homme n’est qu’un dévoreur d’enfants.
Je souhaite donc remettre les choses au point en ce qui concerne mes opinions :
A. Quand il existe des difficultés majeures de circulation de l’enfant entre ses parents après la séparation, les responsabilités se répartissent entre ceux-ci selon une courbe de Gauss : à une extrémité, le parent gardien (souvent la mère) est principalement responsable du refus que fait l’enfant d’aller visiter l’autre parent (le parent refusé - souvent le père). A l’autre extrémité, c’est le parent refusé qui est le principal responsable de ce qui lui arrive : c’est plus souvent le père que la mère et ici, en effet, ça se passe souvent après qu’aient eu lieu de lourdes violences conjugales dont l’enfant a gardé la mémoire effrayants en lui : le père n’a qu’à s’en prendre à lui-même si l’enfant a de la mémoire par la suite, et on ne devrait pas imposer à ce dernier l’expérience très angoissante de revoir son père « parce qu’il est le père - un point c’est tout ». Il n’est pas impossible que ce père reconquière lentement sa place, mais d’abord et avant tout en changeant d’attitude vis-à-vis de son ex-épouse.
Au milieu de la courbe de Gauss - et donc pour les cas majoritaires - la responsabilité est partagée entre père et mère, qui continuent d’énormes bras de fer après la séparation même s’ils ne l’avouent pas officiellement. Pour lire mon opinion plus en détails, je joins au présent document un extrait de l’article « L’aliénation parentale, un concept à haut risque », écrit avec le Docteur Kinoo .
B. Les revendications masculinistes existent, et je ne renie rien de ce que j’ai dit à leur propos dans l’émission. Les masculinistes se retrouvent souvent en majorité dans toutes les associations de pères qui fleurissent un peu partout en Europe essentiellement pour faire face aux problèmes liés à la séparation. La souffrance de ces masculinistes, ce n’est pas d’abord d’être privés de leur enfant, mais c’est que leur ex-femme ait du pouvoir. C’est cela qu’ils veulent abattre, et d’ailleurs, ils ne font que parler de leurs droits, et pas du bien-être de l’enfant. Ce qui est compliqué c’est que, dans ces associations de pères, se retrouvent aussi - souvent en minorité - un autre groupe de pères beaucoup plus injustement blessés, parce la mère de leur enfant, elle, se trouve dans la première extrémité de la courbe de Gauss évoquée tantôt : c’est elle qui est principalement en tort et qui fait du tort à l’enfant et c’est évidemment la situation, injuste, vécue par cette minorité que les masculinistes brandissent à l’avant-plan !
Malheureusement, les masculinistes sont souvent des hommes socialement influents ou passant énergiquement à des actions spectaculaires, comme en Angleterre. Ils se constituent en lobbies qui font croire à la société qu’ils représentent la sensibilité de la majorité de pères, ce qui n ’est pas vrai ! . Et ils essaient de faire passer en vérités scientifiques ou en lois de revendications « égalitaires » tout à fait dangereuses pour l’enfant. S’il est vrai que l’homme et la femme sont également importants, s’il est vrai qu’il est également important pour l’enfant de se référer à un père et une mère, encore faut-il que ceux-ci méritent le titre de « bon père », et de « bonne mère » par la qualité de leur amour : Être père ou mère, ce n’est pas l’application d’un principe, c’est quelque chose qui se mérite. Enfin, égalité en importance ne signifie nullement qu’il faille alors passer un temps égal chez l’un et chez l’autre : l’hébergement alterné est une manière de vivre qui convient à certains enfants, mais pour peu qu’un certain nombre de conditions positives soient remplies. Parmi celles-ci, il est indispensable que l’homme et la femme aient refait entre eux une paix raisonnable. L’enfant ne peut pas constituer un médicament pacificateur de leur ex-couple via le mode de la garde alternée : ça ne marche pas et c’est éthiquement non défendable .
C. Qu’il soit clair également qu’il existe des femmes qui sont les principales responsables de l’exclusion des hommes et des pères, et que c’est tout aussi inadmissible que le fonctionnement inverse. Certes, la violence physique conjugale est largement le privilège des hommes. Mais il existe d’autres formes de violence, verbale ou comportementale, que certaines femmes exercent : elles aboutissent à faire de l’homme un légume, assis sur un strapontin dans un coin de la pièce familiale avec un verre de bière pour le consoler ; elles aboutissent aussi par la suite à vouloir réduire à néant la place du père. Et le pourcentage de femmes qui se trouvent à cette extrémité de la courbe de Gauss déjà évoquée n’est pas inférieur à celui des hommes, plus souvent violents physiquement eux, et qui sont à l’autre extrémité.
La réponse de l’ODE : Chaque situation familiale est bien sûre particulière. La solution que vous aviez trouvée convenait sans doute à votre famille, mais l ’ODE attire l ’attention des lecteurs sur le fait qu’elle ne peut pas constituer une recette (même si Françoise Dolto l ’avait préconisée un jour....mais même Dolto n’est pas vérité d ’Evangile !).
Pour des grands adolescents, ça peut convenir...les plus jeunes, par contre , verraient se développer trop de sentiments de toute-puissance à se sentir, eux, les maîtres et les gardiens de la maison dont les invités seraient chaque parent à son tour.
Si cette solution vous convenait, nous sommes consternés d ’apprendre que la loi ne le permet pas ; Ou alors, que le juge aux affaires familiales n ’a pas pu ou voulu chercher avec vos avocats et vous une application souple de la loi qui aurait permis qu’un souhait consensuel s ’officialise ;les lois civiles devraient être au service des gens et pas l ’inverse !
« Droits de visite et garde alternée »
de Dominique Brunet,Ph.D. Docteur en psychologie Psychologue clinicienne et psychothérapeute, France | Voir ma page Psycho-Ressources |
« Droits de visite et garde alternée »
Psychologue clinicienne, je reçois nombre de jeunes mamans qui, séparées ou divorcées du père de leur(s) enfant(s) viennent en consultation parce que le ou les enfant(s) présentent toute une série de symptômes à la fois physiques et psychologiques plus alarmants les uns que les autres quand ces enfants sont mis sous le régime de la garde alternée ou quand ils rentrent d’un séjour au domicile paternel, que ce séjour soit court comme un week-end ou long comme trois, quatre jours ou plus. Bien entendu, nous ne parlons pas des familles chez lesquelles la séparation ou le divorce des parents se font à l’amiable, en toute bonne intelligence et de façon responsable envers leurs enfants. Nous ne parlons donc pas de ces pères et mères qui font un effort pour ne pas mêler leurs querelles d’adultes à la vie de leurs enfants, qui conservent un tel sens de leur devoir parental, qui éprouvent un tel amour pour leurs enfants, qu’ils font tout pour rendre la vie de leurs enfants aussi paisible, aussi heureuse que possible.
Nous ne parlons donc pas de familles dans lesquelles le père aussi bien que la mère assument parfaitement leur rôle de parents aimants et responsables. Nous parlons uniquement de familles dans lesquelles au moins l’un des parents pose problème et qui, par son comportement inadéquat envers son ou ses enfants, provoque des troubles graves chez les petits.
Qu’est-il arrivé à ces malheureux enfants ?
Leur père et mère se sont séparés ou ont divorcé, soit l’enfant n’était pas encore né, soit il était nourrisson ou un peu plus grand. En général, la mère s’est séparée du futur père ou du père pour des raisons, toutes ressemblantes et qui, parmi les plus fréquentes, sont : la non-acceptation de la grossesse par le futur père, sa violence physique et, ou verbale envers femme ou,et enfant, son alcoolisme, sa vie de « célibataire » prolongée, son irresponsabilité, son égoïsme, son manque de sensibilité envers la famille qu’il a crée. Donc, ces enfants à naître ou qui grandissent ont des parents qui s’entredéchirent avec au moins un des deux qui n’assume pas ou mal son rôle de parent aimant et responsable. Le plus souvent, la figure parentale déficitaire se trouve à être le père et, toujours en général, la ou les causes de la séparation des parents ou des futurs parents se retrouvent dans les déficits de personnalité de ce même père. Pour le malheur des enfants, après la séparation, la demande de ces pères, toujours la même, est : « avoir » l’enfant, le « partager », quand ce n’est pas retirer carrément l’enfant de sa mère pour en obtenir la garde totale.
Plusieurs remarques d’importance capitale s’imposent à nous, adultes responsables et concernés par le bien-être des enfants.
1) Quand on parle de « partage », ce qu’on semble oublier, c’est qu’il s’agit d’un être humain, pas d’un objet, de meubles ou d’une part de gâteau. L’enfant à « partager » est un être vivant qui sent, perçoit, qui éprouve des émotions, des sentiments, des besoins ; qui plus est, parce qu’il est petit, ses émotions, sentiments, besoins sont différents de ceux d’une personne adulte. Qu’est-ce que cela veut dire ?
Jeune être en période de croissance physiologique et de développement psychologique, en particulier cerveau qui continue à se structurer et développement formatif à travers les apprentissages, les adaptations, la découverte du monde alentour, ses émotions, ses sentiments, ses jeunes pensées sont fragiles ; lui faire du mal, le traumatiser, le déstabiliser, est donc aisé car il est sans défense aucune et sans ressource pour se protéger ; ses besoins sont multiples car, précisément, il est entrain d’apprendre, de découvrir le monde alentour. On imagine déjà l’impact désastreux, catastrophique même, pour certains enfants plus sensibles que d’autres, que va avoir une adaptation à deux ou plusieurs foyers avec « transplantation » chaque sept jours(cas de la garde alternée) alors que, à un si jeune âge, on a plus que tout , besoin de sécurité, de protection, de STABILITE pour se développer harmonieusement. Les dommages sont particulièrement grands quand cette alternance de foyers est imposée. Dans ce cas-ci, l’adulte est sans considération pour les besoins ou les demandes de l’enfant ; l’enfant devient donc alors victime.
2) Dans cette idée de « partage équitable » de la présence physique de l’enfant, est inclus, sans qu’on y porte suffisamment d’attention, le partage du temps, temps diurne et nocturne, ceux-ci déterminés par la Cour, que l’on attribue à chacun des deux parents et que l’enfant a obligation de passer avec l’un puis avec l’autre, en alternance.
Or, premièrement, la notion de temps n’est pas la même pour l’enfant et l’adulte. Pour l’enfant, la longueur du temps se vit au rythme des émotions. Il est heureux, le temps est court ; il est malheureux , le temps est long. Cela, tout le monde le sait. Imaginons-le passer un jour entier avec un père dont il a peur parce que ce père avait l’habitude de crier après lui et de le battre quand il vivait avec la mère : c’est une éternité ; alors, qu’adviendra-t-il si, en plus, on lui fait passer une nuit, deux nuits, sept nuits d’affilée auprès d’un parent qui le terrorise ! L’enfant devient malade.
Car, deuxièmement, simultanément au temps infiniment long, passé loin du parent protecteur, quand on se sent abandonné de lui, s’ajoute l’angoisse de la nuit ou des nuits passées auprès du parent qui fait peur, dans un endroit où l’on se sent menacé. Nous savons déjà, tous, que la nuit provoque naturellement un sentiment d’angoisse, de peur que nous apprenons à maîtriser au fur-et-à-mesure que nous grandissons. L’être humain de tout âge phantasme au sujet de la noirceur, angoisse et peurs s’éveillant à l’imaginaire. On voit des formes, des ombres menaçantes. On entend des bruits insolites. On imagine de terribles situations, des géants, des ogres, etc... . Les enfants s’amusent d’ailleurs à se faire peur la nuit parce que les frayeurs devenant plus intenses, le frisson est encore plus grand. Alors qu’arrive-t-il au petit enfant qui, non seulement se sent abandonné de son parent aimé et est inquiet car il ne comprend pas ce qui lui arrive, doit en plus passer cette période si propice aux peurs, aux visions monstrueuses et aux idées effrayantes, que représente la nuit, loin de ses repères familiers : il devient encore plus anxieux ; si ce régime se prolonge sans qu’on porte attention à ces frayeurs obsédantes, l’enfant développe des phobies.
3) Vivant entre des parents séparés qui se déchirent, ces malheureux enfants, quand ils sont forcés d’aller en visite ou partir en garde chez le parent posant problème, présentent tous une multitude des symptômes, symptômes que de nombreuses mamans, autant en détresse que leurs enfants, nous rapportent. Quels sont ces symptômes ?
Que ce soit de retour du week-end chez le parent non maternant (père en général ; il arrive que ce soit la mère, mais c’est plus rare), d’une semaine de vacances ou de la semaine de garde alternée chez ce parent, l’enfant revient à chaque fois en présentant une multitude de symptômes signifiant un déséquilibre dans sa vie de relation et dans sa vie psycho-affective. Il lui faut en général deux à trois jours, quelques fois plus, pour que certains de ces troubles se dissipent auprès du parent maternant. Quelques fois, les troubles ne disparaissent pas : l’enfant devient alors très malade. C’est lui que l’on verra dans nos cabinets de consultation, amené par une maman affolée et en colère à la fois.
a) Troubles de la vie de relation signifiant un déséquilibre de l’organisme :
*
troubles du sommeil avec réveils nocturnes, cris, cauchemars, hurlements ou refus de s’endormir. En général, la difficulté de l’enfant à s’endormir s’accompagne de symptômes psychologiques appelés peurs, peur de la noirceur, peur de se retrouver seul quand il se réveille (à relier à l’angoisse de séparation, quand celle-ci s’opère à son insu, de l’être aimé, voir infra). *
troubles de l’appétit ( refus du biberon, régurgitations, picorage, anorexie, ou contraire boulimie) s’accompagnant de nausées et, ou de vomissements. *
perte du contrôle des sphincters (énurésie, encoprésie) quand ce contrôle a été acquis auparavant ou bien retard dans l’apprentissage à la propreté ; parfois, coprophagie.
b) Troubles dans la vie psycho-affective signifiant un ou une série de traumatismes répétés dans sa vie psychique :
*
changements de l’humeur avec colère, agressivité, nervosité, agitation. *
repli sur soi avec humeur triste et taciturne. *
conduite de négation avec refus, refus de faire ce qu’on lui demande, refus d’aller à l’école quand d’âge scolaire. *
Manque d’attention, de concentration, rêverie, absence d’écoute : ce qui explique la possible chute dans la performance scolaire si d’âge scolaire avec parfois, perte des acquis antérieurs ; ce qui rend compte aussi d’un possible retard dans les apprentissages scolaires. Cette absence dans la fixation de ce qui se passe autour de lui, s’apparente à la perte du contact avec le réel. *
Perte du contact avec la réalité : souvent est mentionné le regard « vide » de l’enfant quand il revient chez le parent maternant, son comportement « bizarre », errant de pièces en pièces comme pour se rassurer. Parfois, l’enfant s’enquiert auprès de son parent, tout en s’en inquiétant, si la chambre qu’il occupe est bien sa chambre, les jouets qui s’y trouvent sont bien ses jouets, le petit frère ou la petite sœur, sont bien son petit frère ou sa petite sœur. L’enfant redécouvre « son chez lui » qui n’est plus tellement « son chez lui » puisqu’on lui fait mener une vie d’allers et de retours dans plusieurs endroits (il arrive que l’enfant n’est pas toujours hébergé à chaque séjour chez le parent non maternant, mais chez ses grands-parents, oncles, tantes ou amis) donc de déséquilibre, de perte des repères, de perte d’identité et du sens de l’appartenance, les frontières entre le moi et le non-moi, ce qui est à moi et pas à moi s’estompant : il doit se réadapter à chaque fois, retrouver ses repères, reconstruire une identité morcelée, en voie de dépersonnalisation, de déstructuration. *
Angoisse d’abandon : nous l’avons mentionnée plusieurs fois. Le jeune enfant se sent abandonné par le parent qui le materne, le protège, lui assure sa sécurité, lui donne amour, affection, tendresse mais qui, du jour au lendemain, l’envoie ou le laisse partir, parce qu’il en a été décidé ainsi par la Cour, avec un parent qui fait peur, ou presque inconnu ou avec qui il ne se sent pas bien. L’enfant pense alors qu’il n’est plus aimé, que sa mère ne veut plus de lui. Désemparé, il est si triste qu’il peut arriver à croire que c’est parce qu’il est « vilain » ou pas assez gentil que sa maman le punit, lui fait du mal en l’envoyant chez un parent qui l’effraye ! *
Absence de confiance en soi : La perte du contact avec la réalité due aux changements récurrents et aux ajustements imposés lors de la rupture des rythmes bio-psychologiques conjuguée à l’angoisse d’abandon entraînent l’apparition de l’incertitude et du doute. Chez le jeune enfant, ce manque de confiance en soi se manifeste de façon particulière : on parle d’un enfant inquiet, qui ne « sait pas ce qu’il veut », changeant, « capricieux ».
c) Symptômes psycho-somatiques quand les troubles physiques et psychologiques culminent en intensité et, ou en chronicité.
*
éruptions cutanées (eczéma, zona ou autres), asthme, maux de ventre, céphalées, convulsions.
d) Déficits ou retards dans les apprentissages.
*
apprentissage à la parole : le bégaiement peut apparaître ; apprentissages à la lecture, à la dextérité fine (dessins,écriture), au calcul ; apprentissages à la propreté (se laver, se brosser les dents), aux bonnes conduites (bien se tenir à table, dire merci, bonjour etc...).
Que dire en conclusion ?
Si, dans l’idéal, le principe de « partage équitable » du temps passé avec l’enfant entre mère et père est logique dans une démocratie, à chacun sa part de présence physique d’enfant et donc, sa part de temps passé avec l’enfant, ce principe en devenant loi applicable à la famille doit tenir compte non seulement des droits du père et de la mère mais aussi de leurs devoirs respectifs de parents aimants et responsables ce qui suppose, on semble l’avoir oublié, porter attention AU BIEN-ETRE PHYSIQUE ET PSYCHO-AFFECTIF DES ENFANTS.
En particulier, en ce qui concerne le « partage des enfants », cette loi sur l’autorité parentale partagée ignore d’autres lois, celles-là vitales, lorsqu’il s’agit d’un petit être en formation. Ces lois sont celles qui régissent le comportement humain.
Cette loi ignore de plus une réalité qui ne peut être occultée, la réalité psycho-biologique. Lois du comportement humain et réalité psycho-biologique doivent être respectées quand il s’agit d’un être humain, qui plus est, se trouve être au stade bébé ou petit enfant, donc en période de développement, requérant donc tous les égards dûs à sa fragilité.
Une des lois du comportement humain veut que lors qu’il y a présence chez un petit enfant d’un ou de plusieurs des symptômes énoncés ci-dessus, cet enfant est en situation de stress dû à la présence d’un danger ou faisant suite à un traumatisme. Il requiert alors soin, attention, avec mise à l’écart de la situation qui provoque ces symptômes.
En général, chez un petit enfant, le danger et le trauma est représenté par la séparation de l’être cher, aimant, celui que l’on sent, que l’on perçoit comme le protecteur, avec qui l’enfant se sait, consciemment ou inconsciemment, en sécurité. C’est le plus souvent la figure maternelle ou maternante ; ce peut être le père mais cela est plus rare encore à cette époque-ci de notre évolution socio-psychologique. L’enfant se sent ou se perçoit donc comme abandonné par celle qu’il aime et qui l’aime, qui le protège, qui est attentive à ses besoins d’amour, d’affection, de sécurité, de confort, qui donne les câlins, qui prend le temps d’être avec lui (jeux, promenades et autres activités).
Il se sent et se perçoit comme abandonné si, de « l’autre côté », l’autre parent ne remplit pas un rôle identique de protecteur, de mise en sécurité, d’élan d’amour, d’affection, de tendresse, de partage de temps, d’activités, d’écoute.
C’est ce qui arrive avec les enfants que l’on voit en consultation : d’un côté, il y a tout, de l’autre côté, il y a peu ou rien de positif, de bon pour l’enfant ; d’un côté, il y a amour, tendresse, affection, de l’autre, il y a violence, irresponsabilité, égoïsme. Passant son existence d’un monde si différent à l’autre en alternance, l’enfant est complètement déstabilisé, « perdu » ; il devient malade.
En recommandations,
Étant donné que, dès la mise en place des octrois de garde et de visites,
*
la nuit auprès de ce parent *
la garde alternée *
les séjours longs
sont des aberrations psycho-biologiques donc, que cette mesure s’applique au détriment du bien-être physique et psychologique des enfants quand ceux-ci se trouvent dans les situations où le parent non maternant est soudain investi d’un rôle et d’un pouvoir qu’il ne sait pas maîtriser à cause de ses propres inadéquations qui ont, en général et au préalable, mené à une séparation des parents, que faut-il faire pour éviter de fabriquer artificiellement des déséquilibrés, des psychopathes, des hypochondriaques, des névrosés qui ne le seraient pas devenus si l’on avait respecté leurs beoins, leurs sentiments, leurs désirs, leurs aspirations quand enfant lors de l’attribution des droits de garde et de visites ?
*
1) Pour la Cour, donner crédit aux rapports des psychologues, pédiatres et pédo-psychiatres quand la situation parentale est conflictuelle et que le parent non maternant constitue un danger réel ou potentiel pour le bien-être tant physique que psychologique de l’enfant ou des enfants. *
2) Progressivement instaurer les changements dans la vie de l’enfant afin d’éviter le stress quand il y a rupture de son rythme de vie (en particulier les nuits sont à éviter dans un premier temps et le nombre des jours doit être progressif ; par exemple, ne pas commencer avec sept jours d’affilée) *
3) Exiger du parent inadéquat un suivi psychologique afin qu’il apprenne à devenir un parent aimant et responsable : a) le sensibiliser à la psychologie de l’enfant en se mettant au niveau de pensée et de réactions de son enfant en fonction de son âge (il est évident que l’on n’agit pas avec un nourrisson comme avec un enfant d’un an et demi, de trois ans, de six ans ou de neuf ans !), c’est-à-dire en respectant aussi bien les rythmes biologiques [heures de lever, coucher, sieste, heures des repas, de la toilette, habitudes alimentaires doivent être les mêmes dans les deux foyers]que le développement psychologique de son enfant, b)en demeurant bien à l’écoute de l’enfant sans toujours le bousculer et exiger de lui des comportements d’adulte, jouer avec lui, avoir des activités communes, c)lui inculquer un sens de l’abnégation et la compassion pour qu’il apprenne à mettre entre parenthèses ses propres exigences, habitudes, pulsions, besoins et désirs pour penser à ceux de son enfant durant le temps qu’il passe avec lui. Lui rappeler qu’un enfant ne demande qu’à être aimer : à lui de conquérir son cœur.
Dominique Brunet
bonjour,
je suis parfaitement d’accord avec vous, mais dans ces conflits on oublie très souvent la belle mère ou du beau père.
je suis moi-mème belle mère de trois petits garçons qui au début de la séparation de leur parents étaient déchirés car leur papa ne voulait plus vivre avec leur maman, puis après quelques explications ils se sont bien intégrés et acceptaient cette situation : vivre chez leur maman et venir tous les quinzes jours et la moitié des vacances chez leur papa.
mais c’est sans compter sur les manipulations de leur mamans contre leur belle-mère et leur papa, depuis 7 ans je me bats aux cotés de mon mari pour qu’ils vivent en harmonie avec cette situation et leur demi frère et soeur, je suis très déçue par leur mère qui n’a pour autre objectif de nous séparer et de creuser un fossé entre nous.
je cite :
le plus grand a dit que je le battais, qu’ils vivaient au grenier avec un lit pour trois, que je n’étais qu’une voleuse de mari (ils n’étaient pas mariés), que leur papa fait beaucoup plus de différence entre eux et leur demi-frères (que moi j’appelle des fréres et soeur), qu’ils pouvaient taper leur petits demi-frère, etc... j’en passe des meilleures,
alors je ne sais plus quoi faire pour leur être agréable car quoi que je fasse ce n’est pas bien. cela pose des problèmes car leur père commence à ne plus avoir envi de les voir alors qu’il a demandé la garde alternée pour pouvoir résoudre tous ces problèmes pensant que vivre avec nous plus souvent leur permettraient de comprendre que leur mère est malheureuse de cette séparation et qu’elle n’arrive pas à s’en défaire. mais moi je ne sais plus car je n’ai plus envie de les voir malgré que je les aime je voudrais qu’ils grandissent sans problèmes et je ne veux pas être la source de problèmes car si leur père a décidé de partir ce n’est pas moi qui l’ai obligé.
un autre problème se pose leur maman a tellement dit de mensonges à mon sujet qu’elle a fait en sorte, par le biais des enfants, que la mère (donc leur grand mère et celle de mes enfants) ne veuille pas voir nos enfants sous peine de ne pas voir les trois premiers, c’est injuste pour mes enfants qui n’ont rien fait pour ça et encore plus méchant de la part des grands parents qui cautionne cette situation.
voilà la détresse d’une belle mère qui ne pensait pas qu’un femme serait si méchante envers ses enfants ; ses beaux parents ; et son concubin.
je suis dans une position de "bouc emissaire" et une position injuste envers ses beaux enfants et beaux parents. quelle tristesse !!
Bonjour
Bonjour. Je suis dans un des cas cité dans votre article que j’ai trouvé sur internet. J’ai une garde alternée depuis 4 ans de une semaine sur deux, mais la loi du travail fait que je dois quitter la région parisienne et me fixer à G. ( 500 km ). Après avoir évoquer mon changement de métier avec ma famille, mon fils ayant perçu les bride de conversation et ayant compris, ma surpris un soir en m’indiquant que si je partais il souhaitais faire une année sur deux, en me précisant que une semaine sur deux ne marcherais plus. Je luis est indiquer que cela pouvait être une bonne idée si sa scolarité ne posait pas de problème. j’ai évoqué la question avec la maman qui n’est pas d’accord.Mon fils à 9 ans et nous avons une garde alternée depuis 4 ans qui se passe bien, avec un très bien quand les arrangements vont dans le sens de la maman.
Théo est un garçon plein d’idée et je pense un peux en avance
i je n’est jamais pousser Théo à prendre une position, et ne lui est répondu à ces questions, que ce projet n’était pas encore aboutit et que l’on en reparlerais quand ce sera le moment. Donc il à fait son cheminement tout seul et j’ai été le premier surpris de sa réflexion, sur quoi je lui est répondu que cela pouvait peux être se concevoir mais qu’il fallait réfléchir, et se demander comment faire pour que cela se passe bien. Je pense que cette idée pour sa part est stable car il en parle depuis 2 mois aujourd’hui et se plein que sa maman n’est pas d’accord.
Pour sa scolarité, c’est un bon élève, mais qui s’ennui très vite en cour et est rêveur, donc fait en sorte d’obtenir la moyenne pour ne pas être embeté par les professeurs et ses parents. Je me suis permis quand même de lui dire que pour son idée de garde alterné annuel, il fallait qu’il fasse des efforts à l’école, et il travaille plus assidûment depuis, donc je pense que son idée est stable.
Sur G. nous avons déjà des amis, et il est passionner d’écologie, je l’emmène souvent avec moi, pécher à la mouche, parcourir les bois ou les marais à la découverte des oiseaux, et il est un des rares enfants que je vois à réclamer ces sorties, et à tenir une journée entières à traquer les truites ou à rester avec des jumelles à observer la nature pendant des heures. Et je pense qu’il est capable de faire des rencontres, car à chaque fois que nous sommes partie en vacance, il à toujours eu des copains autours de lui très rapidement. pour le sport il fait un peux de gymnastique avec moi, mais actuellement il fait de la batterie depuis 2 ans à sa demande, ( je suis musicien ) et semble assez doué
je souhaite savoir si il existe des cas ( jugement ou autre ) ayant ce style de garde et ce que vous penser que cela peux apporter à l’enfant et si il y as des inconvénient.
merci de votre réponse et je peux vous apporter des renseignements supplémentaires si besoins est
Cordialement . Monsieur R
REPONSE DE L’ODE : Monsieur R,
je vous remercie pour votre mail où apparaît toute votre sensibilité et votre gentillesse qui, à mon sens, est partagée par votre petit garçon.
Je suis persuadé qu’il a eu l’idée tout seul. je ne la rejette pas comme si elle était mauvaise, mais elle n’a pas ma préférence parce que :
Théo sous-estime les difficultés d’adaptation et de réadaptation scolaire que cela va lui demander.
Théo a besoin d’un "tissu social" stable pour grandir et prendre petit à petit son envol (amis, sports, activités culturelles, ...)
Ma préférence à moi va pour la solution suivante : il fait savoir chez quel parent il veut vivre l’année scolaire et il va chez l’autre parent le congé de Toussaint et de Carnaval et les 2/3 des vacances de Pâques, de Noël et des grandes vacances. S’il est incapable ou non désireux de s’exprimer, vous choisissez à sa place, sa mère et vous : on pourrait imaginer, par exemple, qu’il soit l’année scolaire chez sa mère jusque la fin de sa sixième primaire, puis chez son père par la suite : ça peut être important, pour un jeune adolescent garçon, de vivre chez son père ! Théo acceptera d’autant mieux ces idées que ses parents les lui présenteront comme positives.
Merci de votre confiance, Monsieur.
Réponse de l’ODE : Un préadolescent de 12 ans devrait être soigneusement écouté, par des personnes sereines et neutres, quant à ses souhaits spontanés. Si c’est nécessaire, il pourrait même demander à être écouté par le magistrat qui sera responsable de la décision. Ses propositions éventuelles ne font pas la loi, mais sont quand-même un élément à ne pas négliger !
Au vu de ce que vous racontez, et à supposer que vous soyez bien objective, deux solutions pourraient être positives :
que l ’hébergement principal se passe chez votre père : votre frère ne serait pas le premier adolescent masculin, loin de là, à bénéficier de la sorte d’une occasion de grandir à distance du lien oedipien et de trouver un modèle d’identification proche chez son père.
Déja moins favorable, un hébergement alterné, car il bénéficierait au moins à mi-temps de ce ressourcement masculin structurant. Inconvénients : beaucoup d ’ados n’aiment pas trop d’avoir leur vie matérielle et sociale scandée en deux ; la solution risque d’accroître les tensions entre parents, au moins au début, et votre frère vivra souvent sous un orage lourd. Enfin, les domiciles parentaux sont-ils assez proches pour le permettre ?
Bonjour,
Mon mari et moi envisageons de nous séparer mais nous continuons à nous parler et surtout à nous respecter La garde alternée est une évidence pours nous ; je ne veux pas priver mes enfants de leur père et vice versa Notre cohabitation actuelle se passe bien et les enfants vont bien Je crois que nous redoutons tous les deux le moment ou la garde alternée se mettra en place car nous aimons nos enfants et nous voulons le meilleur pour eux. Mon inquiétude c’est qu’ils ont tout petits : 15 mois et 4 ans Avez vous des conseils sur la durée la plus adaptée, la façon de leur expliquer , la façon de la mettre en place (progressivement , directement ???) Avez vous des exemples de cas où les enfants sont si petits. Comme le dit votre article je me rassure en me disant que notre respect et notre entente ferons qu’ils pouront se développer dans un environnement sufsement aimant et respectueux de l’autre
En vous remerciant par avance de vos témoignages et réponses.
Alexa et jean
La réponse de l’ ODE :
Le plus important de votre texte, c’est bien sûr que le papa des enfants et vous, vous gardez des relations suffisamment positives...s’il en est ainsi, vous serez rassurée et souriante au moment où vos enfants passeront de vos bras à ceux de leur père (et vice-versa) et c’est cela qui leur fera du bien. De même, vous leur parlerez positivement de leur papa quad il seront en séjour chez vous, à l’occasion, informellement, et cela aussi contribuera à leur paix intérieure (et vice-versa). Enfin , au fur et à mesure qu’ils grandiront et qu’ils auront leurs petites obligations sociales, vous n ’appliquerez pas la garde alternée de façon rigide, mais elle restera au service de la vie harmonieuse des enfants : dans de telles conditions, vive la garde alternée si les deux parents le désirent et aussi longtemps que les enfants s’en trouvent bien ( à revoir à l ’adolescence...) !
Vu l’âge des enfants, je vous recommande néanmoins d’y aller progressivement, et de commencer par des alternances courtes (p.ex une demi-semaine) avant l ’âge de six ans pour l’aîné..pas de vacances trop longues non plus avant les trois ans du petit.
Quant à ce qu’il y a à dire, vous me semblez à même de trouver un langage de vérité qui dissocie vos problèmes d’adultes et ne leur donne pas l’illusion que de si gentils parents vont se remettre ensemble....et qui, d’autre part, rassure sur la permanence du lien affectif aux parents.
Bien à vous JYH
L ODE NE FERA PAS DE COMMENTAIRES
à ce très beau message, serein et authentique, qui montre que la garde alternée, ça peut très bien marcher.....quand les conditions évoquées dans notre article sont présentes :
j’estime qu’on avance en partageant les experiences, c’est pourquoi je vous ecris aujourd’hui.
Mon ex mari et moi nous sommes connu sur les bancs du lycée, nous avions 15 ans. 17 ans plus tard, 2 enfants, une maison et un chien, l’amour a fait place à l’indiffenrence. Peut etre avons nous évolué differemment, toujours est il qu’il n’y avait plus aucun point commun ni affinité.
Nous avons divorcé il y a deux ans et demi et mon ex mari a souhaité la garde alternée des enfants. J’etais assez sceptique dans la mesure où j’etais persuadée qu’un enfant (les miens avaient 4 et 6 ans1/2) avait plus besoin de sa mere que de son pere. Quand nous avons annoncé la nouvelle aux enfants, la premiere phrase de ma fille a été :" mais nous, on ne verra plus papa ? comme mes copines qui vivent avec leur mere ?". Elle n’a pas pleuré mais est devenue toute rouge, tremblant meme. Nous leur avons parlé de la garde alternée......ma fille a été rassurée immediatement, mon garçon, lui, n’a pas vraiment saisi (il avait à peine 4 ans).
On a commencé par deux jours chacun mais ça n’allait pas, les enfants n’avaient pas le temps de se "poser". Apres quelques semaines à ce rythme, on a instauré la garde hebdomadaire et aussi on y a ajouté le chien et une complicité beaucoup plus importante qu’avant s’est installée entre eux trois (ne croyez pas que je prenne le chien pour un enfant, mais ce chien etait un animal adulte à qui ils se confiaient). Concretement voilà comment ça se passe : mon ex mari travaille 18h par semaine, moi , à temps partiel aménagé (c’est à dire 6 jours la semaine où je n’ai pas mes enfants et 2 jours la semaine où je les ai).
Mon ex mari et moi nous voyons tous les lundis pour l’echange du chien et des doudous. On en profite pour parler des enfants et regler, hors leur presence, les petits conflits d’education ou de choix les concernant. Lui comme moi avons refait notre vie avec des gens ayant des enfants en garde classique.
Après deux ans de garde alternée, je me dis que pour mes enfants, leur pere et moi, c’etait la meilleure solution. Mais on n’est pas dans un roman à l’eau de rose et la frustration est grande pour chacun d’entre nous. Laissez tomber les querelles, respectez la nouvelle vie de votre ex conjoint, ne pensez qu’au bonheur de vos enfants, arretez d’avoir un esprit de vengeance, dialoguez, composez, usez de diplomatie, la garde alternée c’est quelque chose de tres humain à mon sens, c’est aimer ses enfants avant tout et à ceux qui me disent "la garde alternée c’est bien mais moi j’aime trop mes enfants pour ça" je reponds qu’un enfant n’appartient pas à sa mere, qu’aimer son enfant c’est aussi accepter ce genre de choix difficile quand il se presente. Restez "open"........
Vous avez énormément de chance ! étant moi même dans la situation de garde alternée depuis maintenant 2 ans, j’essaye avec toute mon énergie de revenir au système 1 WE sur 2 chez son père... Cette garde que j’ai laissée choisir à mon fils (pour ne pas le privé de son père) à 10 ans je le regrette maintenant. 4 mois après la séparation, son père ne voulait plus qu’il prenne son chien avec lui. Son père se venge de notre séparation à travers mon fils, il n’arrête pas de lui parler de moi en mal même quand il étudie, il n’a pas la paix. Le petit en a marrre et souhaite également revenir chez moi à"temps plein" Pourtant son père à refait sa vie... mais en fait sa motivation à lui d’avoir accepté ce genre de garde était l’argent et mon fils à 12 ans le comprend bien sur. alors bonjour les séquelles. maintenant nous nous battons par avocat et lui son arme c son fils.....
Alors la garde non car l’enfant en souffrira toujours un jour ou l’autre.
Bonjour à tous,
Séparée depuis bientôt un an, nous avons opté pour la garde alternée de nos 3 enfants (13, 10 et 7 ans. Celà me semblait à l’époque une très bonne solution pour les enfants et en tout cas, celà leur plaisait beaucoup. Avec le temps, je me rends compte que toute cette organisation, les valises chaque fin de semaine, ça ne doit pas être évident pour eux,j’ai l’impression qu’ils n’ont pas le temps de se "poser". Je pense que la garde alternée peut fonctionner quand on a une entière confiance en l’autre parent, que les principes, les règles qu’on avait avant sont maintenues, et dans mon cas, malheureusement, ce n’est pas le cas. Ils sont très gatés par leur papa et lorsqu’ils arrivent chez moi, ce n’est pas toujours facile de remettre les pendules à l’heure, de dire "chez maman c’est pas comme ça". Je pensais qu’avec le temps, tout se mettrait en place peu à peu et en fait je me rends compte que au contraire tout se déteriore de plus en plus. Je pense de plus en plus à négocier "l’ancien système de garde des enfants", et d’un autre côté, de quel droit pourrait je le faire, du moment que les enfants sont bien, c’est le principal non ? Mais j’ai de plus en plus l’impression que bien pour eux ça veux dire être chez leur papa. Ce n’est pas vraiment facile à expliquer, je donne peut être l’impression d’être jalouse de la relation qu’ils ont avec leur père et pourtant ce n’est pas le cas, même si je souffre de l’indifférence qu’ils éprouvent envers moi. Si vous êtes passé par là, racontez moi votre expérience, comment celà se passe-t-il ? Merci beaucoup.
Bonjour
C ’est avec beaucoup d’attention que je viens de lire votre article
Mon ex concubin et moi avons opté pour la garde alternée. Notre fille a aujourd’hui 3ans1/2 et depuis septembre 2003 elle vit une semaine chez l’un et une semaine chez l’autre. Son père et moi même vivons à 5mn à pied l’un de l’autre, nous avons gardés d’excellente relations malgré notre séparation . Julia, notre petite fille semble s’être parfaitement adaptée à sa nouvelle vie, elle sait que pendant une semaine elle habite chez maman et Juju, et une semaine chez papa et Juju. Nous avons tous les deux sont père et moi, pratiquement le même niveau de vie ( pas du tout celui de gens aisés ).
Vous pouvez donc légitimement penser que tout semble se dérouler de la meilleur façon possible, cependant je me pose tout de même beaucoup de questions.
Je voudrais savoir s’il est possible que d’une façon ou d’une autre notre fille puisse subir un traumatisme quelconque qui résulterait de ce mode de vie particulier ?
C’est une enfant épanouie à tous les points de vue, mais serait il possible que nous ne voyons pas certaines choses ? Je m’inquiète peut être trop et c’est d’ailleurs uniquement sur ce point que son père et moi ne sommes pas d’accord.
Merci de m’avoir lu, et j’espère que vous aurez la possibilité de me répondre.
Par avance, merci.
Marie
REPONSE DE L ODE
Je vous réponds bien tardivement ; je me réjouis, avec vous de l’excellent état affectif de Julia...si vous relisez notre article sur la garde alternée, et notamment sa section consacrée aux tous petits, vous verrez que notre réserve, ce n’est pas qu’on les déplace beaucoup, mais que-presque par la force des choses-on les déplace sans qu’existe un sourire entre les parnets....comme ce sourire semble exister entre le papa et la maman de julia, celle-ci a donc très bien supporté son double ancrage....continuez à vous sourire, çàd à distinguer votre vie d’adultes et votre coopération de parents ! Bien à vous
Réponse de l’ ODE : Votre témoignage illustre bien combien il est difficile d’avoir une position tranchée, péremptoire, qui dirait sans hésiter : " Ceci est certainement mieux.....". Votre fils aîné exprime un dilemme profond , présent chezchez beaucoup d’enfants dans son cas : d’une part, se sentir bien dans UNE maison, un chez soi, sa maison, son nid....et d’autre part, ne vouloir être privé ni de son papa, ni de sa maman....Le juge va s’efforcer de les écouter, vos deux plus grands...mais sa décision sera quand-même de l’ordre d’un pari sur ce qui convient le moins mal à vos enfants....espérons qu’il acceptera de la considérer comme une décision révisable, après un an par ex.....ou si un enfant montre qu’il ne s’y adapte pas..
Vous faites allusion aussi, très honnêtement, à la gêne financière où risque de vous mettre une garde alternée, et ceci me semble bien injuste....
Selon l’ ODE, l’idéal, ici, aurait été que vous auriez pu vous entendre à l’amiable avec le papa des enfants pour permettre une circulation souple des enfants entre les deux domiciles, à l ’amiable, avce d’éventuels séjours prolongés chez le papa...
Monsieur le Professeur,
Cher Monsieur,
Votre aricle m’a vivement interessée puisque depuis janvier 2002, je vis une situation de garde alternée. Quand le père de mes enfants m’a annoncé sa décision de me quitter, il m’a immédiatement fait part de son intention de demander la garde de nos deux enfants , alors âgés de 8 ans et de 5 ans et demi.
Quoique je subisse ce divorce(toujours pas prononcé), qu’en tant que femme , j’ai des griefs à son égard, en tant que mère j’estime son choix et je suis satisfaite qu’il l’ai posé pour nos enfants qui nous aiment "également " et que nous aimons l’un et l’autre. C’était un choix difficile pour lui, car il exerce une profession libérale très dévorante , et que jusqu’à notre séparation, il ne rentrait souvent qu’à 20 h00 et travaillait souvent une partie du samadi. Mais pendant sa présence à la maison, il était magnifiquement proche des enfants. Il l’est encore
N’édulcorons pas le tableau toutefois ; une séparation est toujours destrutrice (sauf comportement préalable grave d’un des deux parents, auquel cas elle est salvatrice) et l’est donc pour les enfants "Vous nous avez volé une grande part d’enfance " "Pourquoi devrions-nous vous respecter puisque vous n’avez pas respecter votre engagement de parents, la naissance d’une enfant étant un choix et l’enfant pouvant attendre de grandir en présence de ses deux parents" dit ma fille, mon fils ajoutant :"Je ne serai plus jamais heureux puisque quand je suis chez toi je suis triste de ne pas être chez papa et vice-verçà"
Je suis d’accord avec la majeure partie de votre article-et notamment l’importance des conditions matérielles-, je le suis moins sur la consultation éventuelle de l’enfant sur son intérêt pour la garde alternée ; ma fille avec laquelle, j’avais abordé le sujet m’a dit un jour que je devais "me mettre dans la tête qu’elle nous aimait autant l’un que l’autre, qu’on ne l’avait pas consultée sur la séparation qu’elle devait subir et que donc il ne fallait pas lui demander son avis et que pour un enfant, c’était un choix impossible à faire".
Mon divorce n’est pas terminé et les conflits avec le père de mes enfants sont encore vifs : nos relations sont tendues et l’éducation des enfants, toujours difficile, est un défi permanent
désaccord sur certaines options et discussions (disputes)entre nous longues et stériles par écrit pour des motifs pârfois futiles
complication réelle de la vie quotidienne, pour des petits riens mais qui du fait de la séparation , sont difficiles à règler
coût réel de cette solution
pour le parent qui n’a pas refait sa vie, successsion pénible de semaine"vide" et de semaine"dense"
attitude des enfants encore plus exigeante : comme le temps nous est compté (une semaine), les enfants exigent sans doute une disponibilité encore plus grande ce qui entraîne peut-être un surinvestissement de chaque parent
horaire démentiel pendant ma semaine : en effet, comme autrefois et par la force des choses, alors que je travaille désormais à plein temps, j’assume 95 % de l’intendance des enfants ( rendez-vous médicaux, suivi scolaire, tous les achats , jusqu’au le lavage de tous les vêtements ) et sans parents pour m’aider ; je dois donc faire sur une semaine ce que les autres parents peuvent étaler ;
je crois toutefois que c’est le prix à payer pour que les enfants soient le meiux possible (et ceci est également vrai pour de très nombreux couples mariés, les pères se reposant encore sur les mères pour cette intendance ; et bien sur, je fais des comptes au jour le jour collectionnant toutes les souches et factures se rapportant aux enfants ; comme de nombreuses autres femmes, je me heurte à l’écueil de la mauvaise volonté parfois des pères pour verser la contribution
Toutefois, je considère que la garde alternée -dans notre cas certainement -est la moins mauvaise des solutions ; l’entourage des enfants a le sentiment que c’est une réussite et pour peu certaines femmes (voire hommes) "envieraient "cette solution, vu l’investissement du père de famille. Plusieurs conditions sont propices :
les habitudes propres aux enfants (école, parascolaire, amis...) n’ont pas été modifiées par la séparation-
nous n’habitons pas trop loin
la garde commence le vendredi soir à 18h00 : en clair le parent dont la semaine commence va tout simplement chercher les enfants à l’école ; les contacts entre les deux parents sont évités, les enfants sont protégés de toute crispation ; c’est vraiment formidable comme système pour chacun , m^me si comme dans tous les cas, la soirée de retour est un peu agitée
on esssaie de donner un bref feed-back (e-mail) de la semaine à l’autre parent
on tâche d’éviter toute inquisition stérile sur l’autre famille
garder un certain respect pour l’autre du moins en tant que parent
éviter toute rivalité affective avec l’autre parent ; lorque la première fois que mon fils, que je venais de gronder, m’a sorti " j’aime beaucoup mieux papa et je suis beaucoup plus heureux chez lui", je lui ai répondu en pleurant "avec tout ce que je fais pour vous, comment-tu peux me parler ainsi". Réaction stupide qui ne peut qu’aboutir à une impasse et à une escalade dangereuse. J’y ai beaucoup réfléchi et la seconde fois que mon fils m’a fait une telle sortie , en le regardant calmement, je lui ai répondu "Je suis heureuse que tu aimes papa, d’entendre que c’est très bien chez lui car comme chez nous c’est vraiment pas mal, chez papa celà doit être vraiment extraordinaire" ; mon fils était étonné de mon calme et de mes mots et aucun de mes deux enfants n’a plus jamais fait de telle sortie
ce n’est pas facile pour certains tempéraments, mais je crois que l’on vive en couple ou séparé, aucun parent ne doit se sentir triste , rejeté de voir qu’à un moment de son évolution un enfant est plus proche de l’autre parent," l’aime plus" , bien au contraire : c’est une belle confirmation du choix fait d’avoir un enfant avec cet homme ou cette femme
Voici, un simple témoignage sur la garde alternée, la meilleure manière, quand elle est possible- selon moi pour les enfants et les parents de garder des contacts avec la vie réelle de chacun, source d’enrichissement mutuel et contribution importante au lien affectif.
Réponse de l’ ODE : Nous avons publié sans hésiter votre témoignage qui est "vécu" , authentique et réaliste. Votr ex-mari et vous entriez dans cette catégorie de familles où l’application de la garde alternée ne va pas de soi, mais où elle peut être tentée à l’essai...ici, l’essai a été réussi, probablement entre autres parce que le papa et vous avez su faire la part des choses entre vos tensions d’adultes et le fait de ne pas disqualifier l’autre parent face à l’enfant....nous trouvons admirable, notamment, votre deuxième réponse à votre fils ( la première ne nous a pas paru stupide mais bien humaine...tout en étant en effet provoquante pour qu’il en remette !) .Puissent de nombreux parents s’inspirer de votre deuxième réponse, digne d’un livre de thérapie familiale !
Faut-il demander leur avis préalable aux enfants ? Sur ce point, nous divergeons peut-être un peu...Nous pensons que cela vaut la peine d’essayer, surtout avec les plus âgés, à partir de 6, 7 ans...l’idée étant, non pas de savoir qui ils aiment le plus, mais s’ils souhaitent émettre un voeu sur leur séjour futur. ETANT BIEN ENTENDU QUE CE N EST PAS EUX QUI DECIDERONT. Etant bien entendu aussiqu’ils ont le droit d’être indécis ou de se taire.....avec ces préalables, si un souhait "fort" a l’air stable...ou, encore plus, s’il surgit une aversion forte et stable, pourquoi ne pas en tenir compte dans la mesure du possible ?
Les enfants participent à de nombreuses activités parascolaires (mouvements de jeunesse -lutins et louveteaux-, musique, tennis toute l’année). Ma maison est située à 1 km de l’école des enfants et elle comporte un garage dont nous nous servons comme d’un sas . Mon ex-mari n’a pas la clef de la maison mais il a celle du garage et chaque vendredi, il vient déposer ou reprendre les affaires des enfants qui ne sont pas disponibles en double. J’admets que sans cette disposition des lieux, le système de faire débuter la garde le vendredi à 18h00 (heure officielle car on a le droit de les reprendre dès la fin des cours évidemment) serait plus difficile.
Mais quel soulagement -malgré des relations " correctes"- de ne pas devoir se croiser chaque semaine, de ne pas se sentir envahi par l’autre , tant pour moi et le père que pour les enfants ! Ce système n’est pas possible pendant les vacances scolaires et le passage des enfants d’un chez eux à l’autre chez eux est nettement plus pénible.
Il faut se demander si les écoles qui en ont la place ne devraient pas s’adapter et par exemple avoir un certain nombre de vastes casiers fermés qui seraient mis à disposition , contre rénumération le cas échéant, des parents qui ne disposent pas de sas et pourraient y ranger discrètement le sac et les affaires de la semaine que l’autre parent reprendrait. (voir des petits casiers pour les élèves)
Enfin, dans quelle mesure, lors d’une séparation l’un ou l’autre parent n’instrumentalise pas ces questions des affaires matérielles des enfants, consciemment ou inconsciemment, soit pour garder un lien ’physique’ avec l’ex-conjoint, soit comme instrument contre lui ("ah, il encore oublié cette affaire, il ne fait vraiment pas attention, il n’est donc pas un parent responsable") ou "bien je vais l’irriter facilement en oubliant un truc".
oui, mon ex-mari a souvent oublié (et oublie encore) des affaires et au début je le lui reprochais systématiquement après-coup par mail avec ma conscience de supériorité féminine, de mère super organisatrice ; depuis quelque temps, j’ai arrêté ces reproches systématiques et comme par enchantement il y a plutôt moins d’oublis ; et lorsque je veux prévenir ceux-ci, il m’arrive d’envoyer un petit mail le jeudi, veille du retour . Enfin, en cas d’oubli vraiment gênant, plutôt que de critiquer leur père pour son incurie-ce qu’il m’est arrivé de faire -j’essaie avec les enfants de trouver un système D. (Et à moi aussi, il m’est arrivé d’oublier quelque chose). Bon courage.
Une réponse à votre article pour exprimer mon grand désarroi depuis que j’ai dû renoncer à la garde alternée pour pouvoir aller rejoindre mon nouvel ami à 200km du lieu d’habitation de mes enfants. Et depuis lors je dirais "abandon de la garde alternée et exercice de l’autorité parentale conjointe , une décision hyper délicate ".
Alors que la garde alternée se déroulait raisonnablement bien, mon éloignement a été l’occasion pour mon ex et sa nouvelle amie de m’exclure totalement de l’autorité parentale conjointe et de l’univers de mes enfants "quand ils sont chez eux" c’est à dire plus de 80% du temps... Mon ex ne me communique aucun renseignement sur la vie scolaire (je suis obligée de recourir aux amies pour obtenir ce que je drevais obtenir par son biais).
Il a mis notre fils chez une psy sans m’en aviser ni demander mon avis sur le choix de la personne (qui malheureusement ne semble pas garantir l’impartialité et le traitement symétrique entre les parents ( ?)), prétextant au départ que notre fils se sentait mal "parce que je l’avais abandonné".
J’ai tout essayé pour permettre la communication avec mon ex. mais il n’en voit pas l’intérêt. Notre fils rate à l’école. Mais pourquoi parler , nous ne sommes quand même pas d’accord.
D’un point de vue juridique, rien ne semble vraiment possible pour changer les choses. Rien ne peut en effet obliger le parent qui a l’hébergement principal à communiquer avec l’autre parent, à le tenir informer, à l’inclure dans le choix d’un psy..." Je suis tenue à la limite de ce qui est juridiquement tenable (ex : mon ex ne touche pas à mes "gardes" mais intercepte le courrier que j’envoie aux enfants, accepte que sa copine pique des crises de nerfs si JE téléphone aux enfants.... Depuis aujourd’hui j’apprends que je suis quand même autorisée à téléphoner aux enfants...si ce n’est pas tous les jours ! (ce que je n’ai jamais fait...).
L’étendue de la notion d’autorité parentale conjointe semble presque se limiter à l’idée d’empêcher un parent d’inscrire un enfant dans une école éloignée de l’autre parent sans demander son avis ! Mes enfants sont inscrits dans la même école depuis toujours, il n’en demeure pas moins que je me sens flouée dans mon rôle de parent. Mon ex agit comme si je n’existais plus, refuse l’idée même que nous soyons "liés" en tant que parent. Il n’a pas besoin de moi, il "a" les enfants. J’ajouterais malheureusement qu’il les détient en otage !
Si la garde alternée ne doit être utilisée pour règler des problèmes de tensions entre parents séparés (du style "tu as 50 alors moi aussi j’ai 50"), le principe de l’hébergement principal ne garantit aucunement la possibilité d’exercer l’autorité parentale de manière conjointe, au contraire ! (de "50", je suis passée à "0-20", sous prétexte que je dois "assumer mon choix" !).
Pour conclure, je dirais et donnerais comme conseil à ceux ou celles qui souhaiteraient abandonner la garde alternée pour des raisons similaires aux miennes ou autres, de ne pas se sentir coupables au point de ne pas se battre au moment même du changement pour définir les nouvelles conditions de l’hébergement et pour obtenir des garanties quant à l’exercice de l’autorité parentale conjointe (si pour autant des garanties peuvent être obtenues mais bon ...). Plus tard, tout devient beaucoup plus difficile.
Réponse de l ’ODE : Je ne crois pas qu’il existe des textes de loi qui vont jusqu’à codifier des détails de vie aussi précis que les appels téléphoniques et, de surcroît, leur quantité. C’est le bon sens et la capacité d’aimer présente chez chaque parent qui devrait s’exercer ici. En référence à quoi, le parnet chez qui réside l ’enfant à un moment donné devrait comprendre que ça fait du bien à celui-ci de recevoir de temps en temps un petit bonjour de l ’autre parent....il devrait permettre aussi des coups de téléphone raisonnables qui aident à régler le séjour à venir chez lcet autre parent. Réciproquement, le parent chez qui l ’enfant ne réside pas pour le moment devrait pouvoir accepter cette séparation, laisser à l’enfant la paix de bien vivre là où il est, et ne pas avoir besoin de donner des coups de téléphone plus ou moins longs tous les jours pour démontrer qu’il est là et pour harceler son ex.....
Faire faire des choses secrètes à un enfant (par ex, communications secrètes via portable) est une décision très grave. Nous ne disons pas qu’elle ne se justifie jamais ; dans quelques cas, elle constitue le moindre mal, mais.....il faut très bien réfléchir aux conséquences psychologiques induites ainsi chez l ’enfant, que l’on risque de culpabiliser ou de mettre en position de toute-puissance par rapport à la loi
Bien à vous JYh
A propos de la garde alternée > > moi j’ai un ami qui est allé voir la juge de paix parce que son épouse > n’était pas correcte avec les enfants et c’est lui qui s’est > retrouvé à la > rue , non seulement il doit payer la pension , n’a plus les > allocationsmais aussi il doit se trouver un logement pour > acceuillir ses enfants les > week-end . AVEC 10 euros je vois pas comment il ferait alors il > habite par > ci par là et voit ses enfants 2 samedis par mois de 10 à 19 heures > . Il le > sent , il devient un étranger pour ses enfants , pour qui il a > toujours tout fait ( lui ) . Moi , je suis sure que si je quittais > mon mari avec > lequel je suis depuis 20 ans , je lui laisserait voir ses enfants > quand il > veut . Et même si nous on s’entendrait plus , les enfants pourraient > toujours le voir et j’essaierai pas de les manipuler pour qu’ils > n’aillent plus chez leur père . S . > > A propos de la garde alternée . réponse de l’ ODE : bien d’accord avec vous, les décisions de justice sont parfois bien aléatoires....et c’est inacceptable de monter ses enfants contre l’autre parent...dans la grande majorité des situations, aucun parent n’a démérité et l’enfant a bien besoin de savoir qu’il peut continuer à les aimer tous les deux. Tant mieux aussi lorsque les parents réussissent à organiser les visites de façon souple....Bien sûr, un cadre légal, ça protège, mais ça ne devrait pas être un carcan face aux imprévus de la vie.
Réponse à l’article A propos de la garde alternée
Souvent, j’ai l’impression que les adultes prennent des décisions comme Joseph II en son temps. Ils croient savoir ce qui est bon pour les enfants et en fait subtilement c’est l’intérêt adulte qu’ils mettent en priorité. De ce que je me rappelle de quand j’étais enfant et adolescent, il m’importait qu’il y ait quelqu’un à la maison quand j’y étais et surtout je voulais être ’chez moi’. Je crains qu’avec cette histoire de garde alternée, les enfants (qui en général se seraient déjà bien passés du divorce de leurs parents) se retrouvent privés d’un vrai ’chez soi’.
Réponse à l’article A propos de la garde alternée
tout simplement bravo, je pense qu’effectivement l’enfant a besoin avant tout d’un modèle, d’un foyer, d’une structure familiale et que de le promener une semaine par ci une semaine par là, n’est que le résultat égoiste d’adultes aux idées nouvelles sur la conception de la famille. personnellement, je pense que la personne qui quitte le foyer pour des raisons x ou y (sauf pour des cas gràves, par ex : attouchements sur enfant, violence conjugale,...) doit assumer le fait que l’enfant n’a pas à subir ses choix. quant on choisit, on assume et on laisse à celui qui reste, la charge d’éduquer l’enfants. il ne faut pas banaliser la conception d’un enfant, on ne fait pas un enfant parcequ’on en a envie parceque j’aime...pour le moment...la personne avec qui je suis en couple, mais parcequ’on est sûr de pouvoir l’assumer jusqu’au bout, lui apporter équilibre et exemple éducatif. je pense qu’on banalise à outrance le fait de mettre un enfant au monde, c’est un acte sacré et mûrement réfléchit, dommage que la socièté actuelle nie ce simple principe...un enfant ça se mérite et ça se respect car il n’a pas demandé à venir au monde ! !. C’est mon avis et je le partage...hihi
REPONSE DE L ODE : eh bien sachez que votre avis...nous le partageons aussi....c’est vrai que nos enfants sont des êtres précieux et qu’ils méritent bien que nous mettions de l’eau dans notre vin et que nous nous fassions quelques concessions en couple, pour continuer à gérer ensemble cette famille que nous avons pris la responsabilité de mettre en place. Si ça ne va vraiment plus, au delà d’une simple crise, la séparation des adultes peut être le moindre mal, mais il ne faut pas se voiler les yeux :elle blesse les enfants et il faut bien du temps et de l’écoute pour que ça cicatrise. Et alors, décider de leur endroit de séjour est une décision délicate, à laquelle il faut les associer dans toute la mesure du possible. Et il n’y a certainement pas de solution toute faite !
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