Tout ce qu’Helena Lemire a fait : raconter les conversations qu’elle avait entendues entre René Michaux et son patron, fin 1995.
Maintenant, la justice de Charleroi veut l’envoyer en psychiatrie jusqu’à la fin de ses jours.
La photo accompagnant l’article présente René Michaux, debout, avec le palais de justice d’Arlon en arrière-plan. : « Bien le bonjour d’Arlon. Mardi, René Michaux devrait une fois de plus nous servir son numéro. A Charleroi, la femme qui est allée au devant de la justice pour raconter son vrai récit des évènements, survenus fin 95, risque l’internement dans les jours qui viennent. »
C’est le 27 juin 1997 que la première trace d’Helena Lemire apparaît dans le dossier Dutroux. Un peu moins d’un an après le début de l’affaire. Ce jour-là, elle téléphone à la cellule Disparitions de Neufchâteau. Qu’elle se soit manifestée si tard s’explique par une raison dont elle ne fait pas mystère.
De juin à septembre 1996, cette femme, séparée, a séjourné dans une clinique psychiatrique. Maniaco-dépressive, anéantie. Problèmes avec son ancien employeur. En août 1994, elle travaille comme secrétaire chez SD Dépannages, une firme de Monceau-sur-Sambre. Au noir, au début. Un moment, elle a aussi habité dans le flat de son patron, Antonio Squittieri. Il est difficile, aujourd’hui, de vérifier ce qu’il en était de leur relation. Elle parle de harcèlement sexuel. Et lui, fait état de négligence professionnelle. A partir du 23 mai 1996, Helena relève de l’assurance maladie des salariés et, début 1997, elle est licenciée. Voilà, dans les grandes lignes, de quoi il retourne.
Dans les premiers rapports des enquêteurs sur Dutroux, une note ressort : « Durant nos entretiens, Helena Lemire semblait objective. Elle s’exprime à charge, mais aussi à décharge de personnes bien précises. Helena Lemire ne semble pas vindicative, mais plutôt découragée. » Le chef de groupe parlementaire PS, Claude Erdekens, alors membre de la Commission Dutroux, attache de l’importance au témoignage de cette femme qu’il a rencontrée un soir de débat. Début 1998, il adresse un courrier au procureur Michel Bourlet pour attirer son attention sur cette femme qui peut rendre compréhensibles tant de choses qui ne le sont pas.
Cette semaine à Arlon, une salve de questions a encore été déclenchée à l’encontre de l’ex - gendarme René Michaux, l’homme qui - à l’époque - était un des rares à savoir ou à avoir pu savoir où se trouvaient Julie et Mélissa, les gamines kidnappées le 24 juin 1995. Trois informateurs avaient désigné Marc Dutroux. Lors d’une des deux perquisitions dans la cave de Marcinelle (les 13 et 19 décembre) , Michaux a entendu « des chuchotements d’enfants ». Il quitte la cave. Il met la main sur des cassettes vidéo qui devaient lui indiquer le chemin vers la cache des enfants. Il ne les visionne pas. Il a tenu en main les chaînes avec lesquelles An et Eefje ont été attachées. Il les a rendues à Dutroux. A d’autres personnes présentes lors de ces perquisitions, il taira qu’il était à la recherche de Julie et Mélissa.
Son collègue gendarme, Yvon Demarcq, avait remarqué quelque chose de bizarre à propos des étagères suspendues, dans la cave. (René Michaux) lui intime l’ordre de se taire. Il ne pose aucune question à propos des cassettes audio sur lesquelles étaient enregistrés les journaux télévisés relatant la disparition de Julie et Mélissa. Ces cassettes avaient été retrouvées par la police dans le chalet du copain de Dutroux , Bernard Weinstein. Sous la direction de Michaux, la maison de Dutroux a été filmée à longueur de journées, à partir d’un wagon de chemin de fer, immobilisé sur une voie, de l’autre côté de la rue. Aucun rapport n’a été rédigé. Lors de son deuxième témoignage devant la Cour d’assises d’Arlon, mardi, Michaux s’est exprimé, une fois de plus, sous forme d’énigmes. Non, il n’y a tout de même pas eu de « pacte » au terme duquel sa hiérarchie l’aurait obligé à dissimuler la vérité et à jouer le rôle du bouc émissaire. Quant au fait de savoir comment tout cela avait si mal tourné, Michaux fit à nouveau allusion à ses supérieurs coupables de tout ainsi qu’à « la politique ».
Chez SD Dépannages, les policiers étaient un peu comme des enfants de la maison. Logique. L’entreprise est bien connue du Parquet local et, des années durant, elle a été en affaire avec les services de police de Charleroi en matière de dépannage. Quotidiennement, les policiers y vont et viennent, se réchauffent dans les bureaux en prenant une tasse de café et en bavardant avec le patron. Selon Helena Lemire, Michaux faisait partie des habitués.
Helena Lemire, entendue le 5 décembre 1997 :
« Un jour de 1995, Monsieur Michaux est passé, et il a raconté à mon patron qu’il avait pris froid. Il rentrait d’une observation effectuée à partir d’un wagon de chemin de fer, et cela n’avait rien donné. Squittieri répondit que cela n’avait, en effet, aucun sens. Michaux expliqua certaines affaires en détail, mais je ne m’en souviens pas bien. Il parla du gendarme Pettens pour s’en moquer. Il ne pouvait pas le supporter. Squittieri dit que Pettens était un blanc-bec, et qu’il le « cherchait ». C’était à cause de Pettens qu’il avait eu des problèmes, en rapport avec le vol d’une Golf et d’une Mercedes, en juin 1994. Pour autant que j’aie pu comprendre, Pettens était encore à faire le guet dans le wagon. Michaux a dit que Pattens fait le guet mais que ce n’est pas la que les choses se passent. Il a parlé continuellement de "trou" et de "Othello" ».
Christophe Pettens est ce petit gendarme qui, dès 1993 déjà, est « derrière » Dutroux. En 1993, il est allé fouiller les caves sur la base de tuyaux qu’il avait récoltés auprès de personnages faisant partie de l’entourage de Dutroux : Claude Thirault, Philippe Mahieu et Olivier Preels. C’est grâce à ce trio que Pettens apprend que Dutroux est à la recherche de comparses qui accepteraient de l’aider à enlever des enfants, et qu’il est en train de transformer sa cave et d’y aménager des cellules pour enfants. Thirault lui a donné à entendre que Julie et Mélissa pouvaient parfaitement entrer dans ce scenario.
En 1995, sur la base des éléments fournis par Pettens, la hiérarchie de la gendarmerie met l’opération Othello sur pied. On veut retrouver Julie et Mélissa, en secret et en dehors de toute autre instance policière ou judiciaire. Michaux est la personne qui doit mener les opérations. Mais, selon Lemire, celui-ci éprouve donc une profonde aversion envers Pettens qui « fait des misères » à son ami - le garagiste. Helena Lemire ne parle pas de protection. C’est le récit d’une secrétaire qui, rivée au téléphone, d’une oreille écoute son correspondant et qui, de l’autre, entend ce que son patron raconte. Dans un rapport de la cellule Disparitions (P.-V. 100.381/97 ), son témoignage est résumé comme suit :
« Chez Squittieri, Michaux et d’autres gendarmes auraient, après les recherches effectuées dans la maison, parlé clairement de Marcinelle et de Julie et Mélissa. Michaux aurait dit, qu’à son avis, elles étaient mortes, qu’il avait perquisitionné pour rien, et que cela était entièrement du aux parents qui étaient hystériques ».
Après son entrée dans la salle d’assises, mardi, Michaux s’est à nouveau plaint des journalistes :
« Parler après, c’est facile. A ce moment-là, comme beaucoup d’autres, je pensais que Julie et Mélissa étaient mortes depuis longtemps. »
Cette explication n’a pas de sens et contredit ce dont se souvient Helena Lemire. Un petit cas illustrant l’adage « on se connaît bien entre nous. » Suivant le rapport cité ci-dessus, il y avait d’autres personnes que Squittieri, Michaux et leur ennemi commun, Pettens, qui étaient au fait de tout cela :
« Fin 95 ou début 96, Nihoul serait venu chez Squittieri. Il venait essayer une voiture disponible qui avait été saisie par la gendarmerie de Marchienne parce qu’elle n’était pas assurée. Helena Lemire se souvient que le nom de Nihoul ne correspondait pas à celui figurant sur les documents de bord. Elle pense que Nihoul et Squittieri se connaissaient, vu la manière dont ils se parlaient. »
On lit aussi dans le rapport :
« Michelle Martin, accompagnée d’un homme, serait passée en février, mars ou avril 96. Elle était très excitée et elle pleurait. Squittieri en a eu pitié, et ils ont quitté le bureau ensemble ( ... ) En avril ou mai 96, Squittieri a reçu la visite d’un homme que Lemire pense être Marc Dutroux . Il était accompagné d’un autre homme qui lui fait penser à celui qu’elle avait vu accompagnant Michelle Martin. L’homme, qui lui paraît bien être Marc Dutroux, serait revenu, au moins une fois. Il voulait acheter trois autos. Les visites avaient lieu après 18h30. Lors de leur dernière visite, Squittieri a bu un café avec ces personnes. Selon Lemire, il s’agissait plutôt d’une discussion amicale. »
A une époque, Lemire remarqua la présence dans le bureau, de l’enquêteur de la police judiciaire montoise, Simon Poncelet, assassiné début 96. Après sa mort, elle entendit son patron faire à ce propos une remarque qui interpelle : « ils ne reculent devant rien. ». Elle mentionne néanmoins que ce n’est pas cela qui lui fit conclure que Squittieri avait quelque chose à voir avec le meurtre.
C’est lundi que commencent les plaidoiries du procès Dutroux. D’après ce qu’on dit , Joseph Vercraye aurait l’intention de déposer une résolution plaidant en faveur de l’internement de Dutroux. Suivant l’avocat de Jan Lambrecks, il n’est pas exclu qu’aux environs de 2030, le vieux petit bonhomme (que sera devenu Dutroux) puisse être libéré sous condition, prêt à recommencer d’emblée. Mieux qu’une peine de prison à vie, un internement offrirait des garanties plus grandes de voir ce danger public mis à l’écart - c’est la raison même.
Alors qu’à Arlon, il faudra encore attendre un mois avant que le verdict ne soit prononcé, le Parquet de Charleroi a mené ses petites affaires rondement. Le 9 septembre 1997, sur suggestion des enquêteurs de l’affaire Dutroux, Helena Lemire déposa une plainte contre Squittieri, du fait de harcèlement sexuel et de salaire impayé. Comme ces faits se passaient à Charleroi, le procureur Bourlet a envoyé le dossier à Charleroi, où rien ne s’est passé. Cinq ans plus tard, Squittieri déposa une (contre-)plainte à son tour, pour calomnie et diffamation. Il se constitua partie civile contre son ex - secrétaire auprès de la juge d’instruction Martine Michel.
C’est Squittieri qui fit le choix de cette magistrate. Il y a des raisons de penser que ce choix n’est pas le fruit du hasard. Martine Michel instruit également le meurtre du portier de dancing Jean-Paul Taminiau, le 6 avril 1995. La seule chose qu’on retrouva de Taminiau fut un pied, dans un canal. Depuis des années, sa mère, Jeannine Deulin, fait remonter ce crime à la « mouvance » Dutroux. Peu avant sa mort, Taminiau aurait été en possession de la Porsche (recelée) de Philippe Demanet, fils du procureur général montois Georges Demanet, contraint à la démission peu après l’affaire Dutroux. Taminiau aurait garé son tacot chez Gérard Pinon, l’homme dont il a été dit au procès d’Arlon, que c’est dans ses hangars que furent soudés les éléments de la porte-étagère coulissante fermant la cache (le cachot) des enfants.
L’affaire Taminiau est une histoire emballée de telle façon que, quel que soit le bout par lequel on la prend, elle conduit au milieu de Charleroi. Début 1996, Alexandre Verga, un truand hennuyer de haut vol, fut inculpé et arrêté pendant un certain temps, pour être ensuite libéré au motif d’une erreur commise par le laboratoire, lors d’une analyse ADN. Celle-ci concernait un morceau de tapis sur lequel on avait relevé du sang appartenant à Taminiau. Jeannine Deulin reconnaît que cela peut se produire. Mais ce qu’elle ne peut admettre aussi facilement, c’est le récit du ministre francophone des Arts audiovisuels, Olivier Chastel (MR). En 1999, celui-ci lui raconta qu’il avait remarqué la présence de la juge Martine Michel dans les loges du club de football Sporting Club de Charleroi, en compagnie d’Alexandre Varga - lequel, à l’époque, était en principe toujours soupçonné de meurtre. Une fois devenu ministre, Chastel retira sa déclaration, sur quoi Michel déposa plainte contre Deulin pour calomnie. Après une procédure d’enfer qui aboutit à la Cour d’appel de Mons, l’affaire a été classée sans suite, le 25 février de cette année (2004) .
Pendant ce temps, Martine Michel poursuivit l’examen de l’autre dossier ouvert pour « calomnie et diffamation ». Le 13 février 2004, en ouvrant son courrier le matin, Helena Lemire trouve une lettre de la juge d’instruction, laquelle l’inculpait « pour s’être rendue coupable, entre le 14 décembre 1997 et le 4 septembre 2002, d’avoir porté atteinte à l’honneur d’Antonio Squittieri. » Helena Lemire comprit qu’elle devait se rendre à la Chambre du conseil de Charleroi, le 30 mars, pour s’entendre condamnée à l’internement. Selon l’instruction, « l’inculpée représentait un danger social. »
Patricia Vandersmissen, l’avocate d’Helena Lemire, a pu prendre connaissance du dossier d’accusation. « Ce qui saute immédiatement aux yeux, c’est que la juge d’instruction s’est limitée à entendre le personnel de Squittieri. » dit-elle. Naturellement, chacun pouvait verbalement confirmer le fait que Helena était sotte, hystérique, paranoïaque et dangereuse. Dans le dossier, on ne trouve aucun procès-verbal faisant état du rôle qu’elle joua dans le dossier Dutroux, alors qu’on peut voir clairement, à la lumière des données avancées pour établir « les faits », que c’est cela qui a tout déclenché. Il est assez étonnant que le Parquet ait entièrement soutenu la plainte, ainsi que la juge d’instruction. On requiert l’internement et on va très loin. Le mois dernier, quand l’affaire est passée devant la Chambre du conseil, on voulut traiter l’affaire à huis-clos. La loi, en cas d’internement, prévoit pourtant de manière explicite que les débats doivent être publics. Finalement, la Cour donna suite à cette exigence légale (d’un débat public), mais on s’étonna qu’Helena osât contester cette mesure d’internement.
Peu de mondes sont aussi petits que « le monde de Charleroi ». Le jeudi 27 mai, la Chambre du conseil entendra les plaidoiries finales. Au nom du Parquet, le substitut Dujardin à confirmé récemment sa réquisition exigeant l’internement. Le substitut appuie cette exigence sur le fait que Helena Lemire « accusait à tort son patron d’avoir assassiné Simon Poncelet. » Egalement sur un rapport émanant de Michel Schittecatte, un psychiatre judiciaire qui l’avait examinée. Récemment encore, le 10 mai, le même Schittecatte avait du s’expliquer à Arlon. C’est ce médecin qui, en 1986, s’était penché sur le cas de Michelle Martin, alors qu’elle avait été arrêtée pour avoir pris part à des enlèvement d’enfants avec Dutroux. Il avait estimé qu’elle n’était pas responsable, un diagnostic dont il ne put que s’excuser lors de son audition à Arlon au procès Dutroux. Dans son dernier rapport concernant Helena Lemire, le médecin évoque le fait qu’il n’est pas invraisemblable qu’elle ait eu à subir des violences sexuelles de la part de son ancien employeur, mais, précise-t-il, pour cette raison même, « c’est quelqu’un qui peut être poussée jusqu’à la crise au point de vouloir se faire justice elle-même ».
Votre cliente est une bombe ambulante. Patricia Vandersmisen : « Il y a vraiment de quoi se tordre de rire. Après tout ce qui s’est passé, c’est Helena qui a une peur bleue de Squittieri. On doit quasiment conclure qu’à l’avenir, toute femme qui osera venir se plaindre en justice des agissements de son patron court le risque d’être jugée comme un danger pour la vie sociale, et de devoir passer le reste de ses jours en psychiatrie. » Quel est le pourcentage de chance qu’elle soit condamnée ? « Oh ! Au besoin, nous irons en appel. La question que je me pose vraiment est celle de savoir d’où vient cette extraordinaire irritation de certains magistrats ».
C’est à ce propos qu’Antonio Squittierri est venu à Arlon dans le cadre du témoignage de René Michaux. Il subit un feu nourri de questions de la part de Xavier Magnée, l’avocat de Dutroux. Magnée est obnubilé par ce qui s’est passé fin 1995 et il voit une relation entre ces faits et les activités de Squittieri. C’est chez lui que, depuis des années, aboutissent les voitures de luxe retrouvées et saisies chez les gangsters. Dans une ville comme Charleroi, cela n’est pas rien. Une fois qu’elles sont déclarées « perdues », Squittieri les achèteraient habituellement pour une bouchée de pain.
Magnée : « Etes-vous au courant que Squittieri revend des autos de luxes, saisies, à des policiers ainsi qu’à des magistrats pour un prix ridicule ? »
Michaux : « Je suis au courant. Mais il y avait également un autre garagiste qui faisait de même. J’ai moi-même acheté deux autos chez Squittieri, avec facture. »
Magnée : « Quel monde ! C’est ainsi que ces voitures étaient vendues par le sieur Squittieri, et c’est ainsi que le parking du palais de justice de Charleroi est rempli de voitures de luxe acquises grâce à ce circuit ? »
Michaux : « Pas tout à fait. Il y a des voitures qui viennent de chez un autre garagiste. »
Etienne Duvieusart est l’avocat d’Antonio Squittieri. La conversation téléphonique dura exactement sept secondes. Le temps nécessaire à ce conseiller juridique pour expliquer qu’il ne souhaite pas s’entretenir « d’affaires en cours. » avec la presse.
Note de la Rédaction :
Maître van der Smissen, avocate d’Héléna LEMIRE, nous apporte les précisions suivantes :
« La plupart des phrases qui me sont attribuées dans cet article ont été quelque peu aménagées par l’auteur de celui-ci, ce dont je ne lui tiens pas rigueur mais que je souhaite préciser. Par exemple :
Le parquet et la partie civile veulent faire interner Héléna LEMIRE. Je n’ai jamais dit ni sous-entendu qu’elle serait internée à vie ou pour le restant de ses jours.
La loi de défense sociale ne prévoit pas qu’en cas de réquisitoire d’internement, les débats "doivent" être publics, mais que chacune des parties peut demander que les débats soient publics, ce que Madame LEMIRE a fait et ce qui lui fut accordé sans difficulté par la chambre du conseil.
Je n’ai pas non plus formulé comme telle la phrase suivante : "La question que je me pose vraiment est celle de savoir d’où vient cette extraordinaire irritation de certains magistrats ».
Erreur de plume dans la traduction : selon l’article du Morgen, c’est en 1986 et non 1996 que l’expert SCHITTECATTE aurait rendu un diagnostic de non-responsabilité au sujet de Michelle MARTIN. [1]
Patricia van der Smissen »
[1] NDLR - Sur ce dernier point, le texte ci-dessus a été corrigé.
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