« On s’approche du cœur de l’affaire », avait déclaré, dans son commentaire du jour, Jean-Baptiste ANDRIES, revêtu de sa toge rouge d’avocat général. Il parlait de l’ensemble des témoignages de la journée, du témoin venu de Blankenberge, Erik VAN DAMME, et de l’enquêteur Jean-Pierre ADAM, à partir desquels il put dégager neuf lourdes coïncidences.
Ainsi furent, une fois de plus, mises à mal les conclusions du juge d’instruction LANGLOIS et de ses chefs d’enquête.
| Du grain à moudre pour le dossier "bis" ?
Mais que faire de ces résultats, vu qu’il sera impossible de reprendre les pistes qui furent écartées en même temps que certains enquêteurs, et que l’on a figé les éléments du dossier sur des pistes aujourd’hui défaillantes, en laissant passer l’occasion de faire toute la lumière sur les enlèvements ? Les enquêteurs et le juge sont désavoués par l’instruction d’audience. Mais ce sont eux qui sont en charge du « dossier bis » qui devrait redémarrer avec ce que le procès d’assises est en train de dévoiler : l’implication d’une association criminelle qui va au-delà des quatre personnes présentes dans le box des accusés. L’instruction du juge et de ses chefs d’enquête est démontée pièce par pièce au cours de ce procès, mais le président de la cour d’assises d’Arlon n’en tire aucune conclusion, aucune détermination à faire la lumière. Il laisse faire. Ce qui donne l’impression d’une très grande ouverture de débats, où tout peut se dire mais sans porter à conséquence, en laissant les jurés se débrouiller avec une tonne de contradictions. C’est ici que l’on sent le malaise de ce procès : les révélations sur les failles de l’enquête induisent logiquement l’idée que tout devrait être recommencé, mais elles n’empêchent aucunement le procès de s’enliser. |
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Après le témoignage de l’ancien maréchal des logis Jean-Pierre ADAM (actuellement commissaire de la police fédérale à Marche), qui succédait à celui d’Erik VAN DAMME, de Blankenberge, voisin direct d’un certain hôtel Brazil [1] l’Avocat général Jean-Baptiste ANDRIES fit ce commentaire :
« Mesdames et Messieurs les jurés, les questions que vous venez de poser indiquent que nous sommes à un moment important, au cœur du procès. Le témoignage de Mr ADAM est un véritable témoignage. Se refusant à former des déductions, et sans slide-show, il nous a raconté ce qu’il a pu aligner comme renseignements qui nous permettent, avec le témoignage de Monsieur VAN DAMME d’aligner une série impressionnante de coïncidences. Ce ne sont pas des preuves, mais elles peuvent vous permettre de vous forger une opinion.
J’ai noté neuf coïncidences.
D’abord les huit témoins de Grâce-Hollogne parlant des agissements suspects à partir d’un véhicule rouge, dont l’un des témoins nous donne un début de plaque d’immatriculation « NKV... »
Ensuite, je note la concordance entre ces témoignages et le témoignage du maître-chien, qui nous dit avoir suivi la piste de JULIE jusqu’en bas du pont.
La lettre d’un témoin anonyme, envoyée aux enquêteurs et qui leur demande d’être attentifs à une série d’éléments, dont une immatriculation NKV 947 appartenant à Mme CASCIO Fortunata, femme de Nicolo MAZZARA.
L’épouse de Nicolo MAZZARA a travaillé à l’hôtel Brazil. Le numéro de l’hôtel Brazil se trouve dans le carnet de DUTROUX. [2]
L’Alfa Roméo de Mme CASCIO est essayée par DUTROUX, sans être achetée. C’est à ce moment que la plaque NKV 947 disparaît. Mme CASCIO doit ré-immatriculer son véhicule.
L’Hôtel Brazil se situe à deux pas du Casino de Blankenberge.
Son propriétaire, Marcel MARCHAL, est impliqué dans la traite des êtres humains.
Le témoin Erik VAN DAMME voit AN et EEFJE à proximité de l’hôtel Brazil et aux côtés de Marcel MARCHAL et d’un autre homme, aux heures qui correspondent à leur sortie du Casino.
Et, pour revenir aux véhicules rouges, on sait maintenant qu’une Fiesta rouge a été mise à la disposition de Michel LELIEVRE dès le mois de mai 1995, qu’elle n’a jamais été immatriculée, et qu’elle a été détruite après les enlèvements.
Voilà qui nous plonge au cœur même des éléments pour lesquels les personnes devant vous sont accusées. »
Me SLUSNY intervint juste après pour faire part de ses recherches qui, pas plus tard que le matin même de ce jour d’audience, lui avaient permis de dresser la liste des voitures utilisées par son client Michel LELIEVRE, à partir d’avril 1995, et dans laquelle la voiture Fiesta rouge prêtée par DIAKOSTAVRIANOS n’apparaissait que deux ou trois jours, en août 1995 [3].
Dans son commentaire, Me ATTOUT (l’un des avocats de Michel NIHOUL) répondit, lui, à d’autres volets du témoignage de Jean-Pierre ADAM.
Me ATTOUT : - Michel NIHOUL est ciblé par les parties civiles, à l’exception de Me RIVIERE, avocat de Sabine DARDENNE dont le témoignage permettra de faire comprendre que Mr DUTROUX a toujours agi en pervers isolé. Mais on cible Mr NIHOUL dans l’accusation d’association de malfaiteurs, alors que les pistes périphériques sont en train de crever. FERETTE ? On n’en retient rien. Le Carré Blanc et ses passages secrets ? C’est de la rigolade. Roger DUPUIS ? Il gagne sa vie en vendant du Whisky la nuit. L’affaire PIRO ? Vous entendrez prochainement Véronique LAURENT, qui a commandité son assassinat à deux tueurs qui ont été acquitté en France parce que Me HISSEL, avocat à ce moment-là des parents de JULIE et MELISSA, a voulu tout mêler à l’affaire DUTROUX.
Mais pour bien faire comprendre les subtiles allusions de Me ATTOUT, revenons à la seconde partie de l’exposé du témoin Jean-Pierre ADAM, qu’il avait consacrée au volet « PIRO - DUPUIS - Carré blanc ».
Jean-Pierre ADAM (photo PixSell) avait également évoqué l’obstination du juge Langlois dans le refus de délivrer des mandats de perquisition dans l’immeuble du "Carré blanc", une boîte de nuit sise au quai de Brabant à Charleroi. Devant cette boîte de nuit, un jour de septembre ou novembre 1995, une dame, Madame FILEE (venue également témoigner à Arlon), avait vu deux petites filles qu’elle avait identifiées comme JULIE et MELISSA, dont elle avait vu la photo diffusée partout à ce moment-là. Elle avait voulu les appeler par leur nom, mais de sa gorge aucun son n’était sortit, tant elle était émue.
Le temps de les quitter des yeux et de se retourner, elles avaient disparu avec le jeune homme qui les accompagnait. Cela avait duré une fraction de seconde. Ça se passait juste devant le Carré blanc, une boîte appartenant à Roger DUPUIS. Cet établissement fut signalé par un substitut du parquet de Charleroi, Mme BAECKELANDT, comme disposant de passages secrets.
Pourquoi le juge LANGLOIS a -t-il refusé cette perquisition ? Dans sa synthèse, il a déclaré que les éléments rassemblés n’étaient pas suffisants pour aller perturber les activités commerciales de cet établissement.
Mais Jean-Pierre ADAM, qui réclamait ce mandat, avait reçu une autre explication qu’il a notée dans son carnet de renseignement. Selon ses notes, le juge avait dit : « Ce monsieur Dupuis fait certainement partie d’une organisation mafieuse à Charleroi, mais on ne s’attaque pas à un aussi gros morceau ! ». Une autre fois, il avait justifié son refus par le fait que cela s’écartait de « son hypothèse ».
Un juré :- A votre avis, pourquoi Monsieur Langlois n’a-t-il pas accordé ce mandat ?
Jean-Pierre ADAM :- Vous me demandez mon avis. Soit nous allions simplement refermer une porte, mais pour la refermer, il fallait en savoir plus. Soit nous allions ouvrir une porte, très largement, mais le juge d’instruction n’a pas voulu, d’après ce qu’il m’a dit, donner un coup de pied dans la fourmilière de la mafia de Charleroi. Moi, j’ai dû arrêter mes recherches pour les raisons que je vous ai expliquées [4], mais vous entendrez certainement Messieurs DEMELEUMESTER et CRESPINET.
Me BEAUTHIER : - Les renseignements fournis par Mme BAEKELANDT ont-ils été évoqués devant le juge d’instruction ?
Jean-Pierre ADAM :- Oui, je l’ai noté dans mon carnet de renseignement.
Me BEAUTHIER : - Et c’est à ce moment-là qu’il aurait dit : « C’est contraire à mon hypothèse ? »
Jean-Pierre ADAM :-Oui, c’est cela. Il est venu dans mon bureau le 3 novembre 1997.
Le Procureur BOURLET : - Le 20 octobre 1997, lorsque je rédige mes réquisitions pour qu’une perquisition soit faite au Carré blanc, je mentionne que Mme BAECKELANDT nous a renseigné sur d’éventuelles entrées ou sorties secrètes du bâtiment "le Carré blanc", et que ces renseignements étaient connus des milieux policiers de Charleroi. Que selon le témoignage de Mme STIENON, Marc Dutroux aurait été en relation avec Roger DUPUIS...
(Le Président fait remarquer au Procureur que ce n’est pas à proprement parler une question.)
Le Procureur BOURLET : - ... Alors, disons : comment a débuté pour le témoin la piste PIRO ?
Jean-Pierre ADAM :- PIRO est le restaurateur de l’Arche de Noé. Il y a, au dossier, un PV de la BSR de Charleroi, daté du 16 décembre 1996, soit 10 jours à peine après son assassinat, qui signale que Michel PIRO était en contact avec DUTROUX, WEINSTEIN et DIAKOSTAVRIANOS pour le trafic de voitures. Que PIRO était impliqué dans le proxénétisme, et que quelques jours avant d’être assassiné, il avait annoncé à certaines personnes qu’il allait tout balancer.
Jean-Denis LEJEUNE avait été informé par ce restaurateur de l’intention qu’il avait d’organiser une soirée en mémoire de JULIE et MELISSA, au cours de laquelle il ferait des révélations. Quelques jours après, Mr LEJEUNE voit à la télévision que ce restaurateur est assassiné sur un parking de l’autoroute Charleroi-Bruxelles, à Fleurus. Il fait alors une déposition. Le 21 avril 1997, je fais un PV sur les liens entre l’affaire de l’assassinat de Michel PIRO et le dossier de Neufchâteau. J’ai reçu des devoirs d’audition de témoins. J’ai obtenu le témoignage de 29 personnes qui avaient entendu que Michel PIRO allait faire des déclarations. Sur ces 29 personnes, huit ont entendu qu’il ferait des révélations au cours de la soirée. Treize ont entendu clairement qu’il ferait des révélations sur « JULIE et MELISSA ».
Un zoller téléphonique (NDR : c’est-à-dire un relevé de communications téléphoniques reprenant les numéros appelants et appelés sur un poste déterminé) nous a indiqué en plus que le 12 août 1996, veille de l’arrestation de DUTROUX, cinq communications téléphoniques sont données coup sur coup, depuis le restaurant "L’Arche de Noé" : quatre à la police judiciaire, un à la gendarmerie de Charleroi.
Me BEAUTHIER : - Le témoin peut-il confirmer qu’il y a bien au dossier un PV de la BSR de Charleroi concernant un certain TEBELAKIS, qui, ayant travaillé une soirée pour Mr PIRO, a déclaré avoir vu, chez Mr PIRO, Marc DUTROUX et Michel NIHOUL ensemble ?
Jean-Pierre ADAM : - C’est bien cela.
Me BEAUTHIER : - Je vous remercie. Et nous entendrons d’autres témoins à partir du 28 avril, ils sont convoqués.
Me QUIRYNEN :- Je retiens surtout de la part de ce témoin courageux, qu’il est venu dire devant cette cour d’assises : « Si j’avais pu continuer, si j’avais pu faire... »
Par rapport à ce qu’a dit ce matin mon excellent confrère SAVELKOUL [5], je voudrais dire que je suis avocat libre et indépendant, et que je ne suis pas au service de la gendarmerie ni du gouvernement ; je suis au service de la recherche de la vérité et il est nécessaire de réfléchir constamment aux résultats de l’instruction présentée aux jurés. Je ne suis pas d’accord de suivre, comme un aveugle, le chemin présenté par le Juge LANGLOIS.
Les deux volets présentés par ce témoin sont très crédibles.
Il y a le problème de la Fiesta Rouge et de Mr et Mme MAZZARA. Nous avons maintenant un « link », un lien concernant l’existence d’une organisation criminelle. Si on réfléchit à cela d’une manière profonde, nous avons ce lien avec cette voiture, utilisée par LELIEVRE et dont la plaque d’immatriculation appartenait à Mme Fortunata CASCIO, épouse de Nicolo MAZZARA.
Je m’étonne donc que ce témoin ait été retiré du dossier, sous prétexte que le juge d’instruction n’avait pas l’intention d’explorer le milieu criminel de Charleroi.
J’aurais vraiment eu envie de constater que, dans ce dossier, on avait fait des recherches sur toutes les pistes. Mais je constate qu’il y a eu des blocages, et que des pistes ont été arrêtées.
Madame FILEE était une dame d’un certain âge et un témoin crédible. Pourquoi n’avoir pas fait des recherches approfondies ?
Cela reste ma liberté de continuer à vouloir la vérité sur toutes ces choses.
Me VERCRAEYE (avocat du père d’EEFJE) : - Je suis un avocat libre. Mais je n’ai pas de commentaires.
Me SAVELKOUL (avocat de la mère d’EEFJE) :- L’enquête du juge Langlois est une enquête solide et parfaite.
Me PARISSE (collaboratrice de Me RIVIERE, absent, et avocate de Sabine DARDENNE) :-Je marque mon souhait que l’on fasse ici le procès des accusés et pas le procès de l’enquête. Les autres suspects que nos débats révèleraient doivent être renvoyé au dossier bis.
Me BEAUTHIER : - On ne se trompe pas, n’est-ce pas. On fait bien le procès des accusés. Mais qu’est-ce que nous avons comme éléments ?
Il y a des zones obscures. On fait le procès des accusés, mais avec quels outils ? Nous avions posé au juge d’instruction la question du témoignage du maître-chien qui a opéré le 24 juin 1995 dans la soirée sur le pont de l’autoroute à Grâce-Hollogne. Il nous a dit qu’il avait préféré le récit de Mr DUMONT, dont les propos avaient été notés par ses enquêteurs à partir d’une interview parue d’un journal télévisé.
Mais il y avait bien d’autres hypothèses que « son » hypothèse. Il y a avait les hypothèses que l’on pouvait dégager de la piste de la Fiesta rouge, de la piste de l’hôtel Brazil, de la piste du Carré blanc...
Dire « je ne veux pas mettre les pieds dans la fourmilière de Charleroi », est-ce que c’est à un juge d’instruction de dire cela, quand il doit instruire à charge et à décharge ?
On nous a dit qu’il y avait une guerre des polices ? Mais c’est quelqu’un qui était gendarme, à cette époque de l’enquête, qui a eu le courage parce qu’il avait prêté le serment de dire toute la vérité, de nous dire qu’il avait été entravé dans son enquête.
Non, vraiment, cette instruction n’a rien d’un produit fini.
Mais il faut dire quand même ceci, à propos du chef d’enquête et de certains enquêteurs.
Quand on vient me dire que des enquêteurs vont réinterroger un témoin pour lui faire dire autre chose que dans sa première déclaration [6].
Cela porte un nom, que vous donnerait tout professeur d’université averti de la chose. Cela s’appelle, dans le code pénal, « subornation de témoin ».
Me FERMON : - Ce procès avance bien. Et c’est bien le procès des quatre accusés dont il faut démasquer les mensonges. Il faut casser les fausses vérités. On nous a dit qu’il y avait l’enquête d’une part, dont l’ossature est basée sur les seules déclarations des inculpés eux-mêmes, déclarations modifiées au cours du temps, arrangées, adaptées... et les pistes périphériques d’autre part, quasiment sans importance. Et de trois pistes qualifiées de « périphériques », un enquêteur a pu tirer une ligne entre Grâce-Hollogne, Sars-la-Buissière et Blankenberge.
Mais ça ne collait pas avec l’hypothèse dont les enquêteurs et le juge ne voulaient pas s’écarter. Ils avaient d’abord décidé quelle image le puzzle devait donner en rejetant toutes les pièces qui n’y correspondaient pas. Et avec certaines pièces, on a jeté également les enquêteurs.
Mais je suis optimiste. C’est vrai que neuf ans après, c’est extrêmement difficile de rassembler toutes les pièces. Il en manquera certainement, mais on comprendra quelle image devait être celle de ce puzzle.
[1] Voir nos deux premiers articles sur l’audience du 7 avril : "Au fil des audiences - "Le fil rouge de l’enquêteur ADAM..." et "... Un fil rouge jusqu’à Blankenberge".
[2] Le Juge LANGLOIS, dans la présentation de sa synthèse, avait expliqué la présence de ce numéro de téléphone par une simple transaction commerciale entre DUTROUX et l’épouse de Nicolo MAZZARA, transaction qui ne présentait, disait-il, aucun lien avec les enlèvements. L’objet de la transaction était l’Alfa Roméo de Mme CASCIO Fortunata : comme elle travaillait à l’hôtel Brazil, de Blankenberge, il était normal que Nicolo MAZZARA ait donné à DUTROUX le numéro de cet hôtel ! Conclusions toutes personnelles du juge LANGLOIS
[3] Cela, nul ne pouvait le nier, vu l’accrochage survenu, avec LELIEVRE au volant de cette voiture, à Tamines, le 14 août 1995.
[4] Voir notre article "Le fil rouge de l’enquêteur ADAM...".
[5] Me SAVELKOUL, représentant la maman d’EEFJE, avait, en début de journée, fait une déclaration très ferme sur son inquiétude de voir le procès « dérailler ». A propos des enquêteurs qui avaient travaillé à Bruges sur l’enlèvement d’AN et EEFJE, en 1995, il avait déclaré : "Ni la partie civile MARCHAL, ni nous n’avons critiqué l’enquête de Bruges, mais cela m’a dérangé que d’autres le fassent. Ce n’est ni le moment, ni l’endroit de parler des dysfonctionnements, qui demanderaient plutôt une nouvelle commission parlementaire si nécessaire. Après la dernière commission parlementaire, nos clients nous ont mandatés pour attaquer l’Etat belge sur les responsabilités collatérales. Cette action est suspendue jusqu’après le procès d’assises. Mais nos clients l’ont fait. Mais ici, je voudrais que l’on respecte la douleur des familles qui ont « perdu » un enfant" !
[6] Allusion directe à la visite rendue par les enquêteurs LABOUL et LESCEUX à Mme Cécile STIENON : au cours d’une première audition par Jean-Pierre ADAM, trois ans plus tôt, elle avait évoqué une liaison possible entre DUTROUX et Roger DUPUIS, propriétaire, entre autres, du Carré blanc ; trois ans plus tard, LABOUL et LESCEUX, sur apostille du juge LANGLOIS, la revoient pour lui faire dire autre chose, ce qui a permis de discréditer et de faire écarter ADAM. Pour plus de détails, relire notre article "Le fil rouge de l’enquêteur Adam...", à cette même date du 7 avril.
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